7 décembre 2007

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Alcool: quand le privé est bouchonné

Par Louis | 7 décembre 2007

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J’ai une amie qui étudie aux HEC et qui a écrit un portrait d’entreprise de la Société des alcools du Québec (SAQ). En voici un extrait, qui compare la situation au Québec à celle de l’Alberta.

« Le 2 septembre 1993, le ministre responsable de L’Alberta liquor control board (ALCB) annonçait la privatisation de la vente au détail des produits d’alcool, le gouvernement a confié la gestion de son entrepôt à une firme privée.

Les magasins ont été vendus à un prix largement inférieur à leur coût d’acquisition. Les propriétés de l’ALCB ont été évalués et vendues à un prix qui s’approche davantage de leur valeur comptable que de leur juste valeur marchande c.a.d. de leur valeur économique réelle. La perte pour le gouvernement albertain serait d’au moins 26.2 millions de dollars.

Selon le gouvernement Albertain la privatisation ne devait avoir aucun impact sur leurs revenues. Mais le gouvernement a perdu environ 968.5 millions de dollars en marge bénéficiaire brute de 1998 à 2002 en raison de la privatisation et des baisses successives des taux de majoration. Il n’a économisé en revanche qu’une somme de 519.0 millions de dollars en salaires et autres dépenses d’exploitation pour les mêmes années. Il y a donc un manque à gagner de 449.5million de dollars soit 90 millions de dollars par année depuis les 5 dernières années.

Pendant le processus de privatisation les prix on fortement augmenté en Alberta. Les prix des vins ont augmenté de 13.3% en un mois seulement, les spiritueux de 10.4% et les bière de 8.7% pour une moyenne de 10.3% d’augmentation. Comparons une bouteille de champagne de Dom Pérignon au Québec nous la vendons 191$ en Ontario 192.15$ et en Alberta 221.48$.

Les hausses de prix sur le marché albertain ont été observées malgré les baisses de taxes successives et les baisses marquée des salaires des employés (baisse de 36% du taux horaire passant de 11.85$ de l’heure à 7.55$) et les baisses des conditions de travail.

La fragmentation du marché en raison du nombre croissant de magasins, l’augmentation des coûts d’entreposage et les frais de livraison plus élevés ont contribuer à rendre le système privé plus coûteux que l’ancien système public.

Un nombre important de produit est plus disponible aux entrepôts mais divers sondage sont venu confirmer une baisse de la sélection disponible dans la majorité des magasins privées. Les produits ne semble pas se retrouvé sur les tablettes.

Le marketing socialement responsable de l’alcool semble moins efficace avec le secteur privé, sans compter les coûts additionnels qu’entraîne la surveillance du commerce privatisé de l’alcool afin d’éviter la contrebande ou la fabrication illégale.

Les heures d’ouverture ont augmenté ils ont passé de 72 à 112 heures. Il y a également eu une augmentation de magasin de 310 à 1087, par contre chaque point de service offre moins de produits différents.

Bref, l’étude des données depuis 10 ans nous démontre l’échec presque complet des attentes qu’avait formulé le gouvernement Albertain en 1993.» (J-Ève Grenon)

La démonstration est assez éloquente: si le nombre de points de vente a augmenté, le choix a diminué, la responsabilité éthique face à l’alcool s’est évaporée, les conditions de travail des employés ont régressé, les prix ont explosé et le coût économique pour l’Alberta a été dévastateur.

Quelques faits utiles à rappeler à tous les apôtres du tout-privé, notamment chez les jeunes Libéraux. Et une autre preuve que le désir de confier au plus offrant une entreprise aussi performante et rentable pour l’État que la SAQ tient davantage de l’idéologie que d’une froide et précise analyse des faits.

La SAQ est un exemple à suivre dans son domaine; vouloir sa désintégration est non seulement illogique, mais tout simplement stupide et réduirait non seulement le service offert aux clients (surtout en-dehors des grands centres) mais également la richesse de l’État.

Je propose que ceux qui ont été assez stupides pour proposer cela soient échangés à la SAQ du coin, avec la facture, pour une cuvée libérale au goût un peu moins bouchonné.

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68 commentaires à “Alcool: quand le privé est bouchonné”


  1. comment_image

    C’était prévisible. J’ai une amie qui habite à Saint-Paul, une ville de taille moyenne dans le nord-est de l’Alberta. Il est quasiment impossible d’y trouver des viens et spiritueux de qualité, il ne s’y vend que des coolers, du “fort” et du vin cheap.

    Elle peut toujours se rendre à Edmonton (2h30 de route), pour trouver dans quelques liquor stores du style “entrepôt de la robine” des produits plus variés… mais toujours pas plus de choix que ce qu’on trouverait à Chicoutimi ou à Gaspé! Et pour ce qui est du service et des conseils, on repassera!

    Il faut qu’elle se rende à Calgary (5 heures de route) pour trouver du choix, des prix corrects et un peu de service.

    Sérieusement, croyez-vous qu’avec des chaînes de magasins comme “Liquor Barn” et “Liquor Depot”, avec les caisses de vin australien déposées sur le plancher et les pyramides de Corona et de Sour Puss dans l’allée centrale, on serait mieux qu’avec la SAQ?

    Ah oui — et toutes les étiquettes sont en Anglais, même pour la plupart des vins français. C’est le north american market, les amis!


  2. Default LCA Avatar Image

    Et quels étaient les proportions des ventes de la société d’état auparavant ?

    Autrement dit, les “bons vins et spiritueux” comptaient pour combien du total des ventes ?


  3. comment_image

    Je suis résolument contre la privatisation de la SAQ. Ceux qui se plaignent de payer un peu trop cher leur vin de bourgeois ne me font pas brailler. Il y a franchement d’autres choses plus importantes dont s’occuper que de privatiser la SAQ que ce soit par principe néolibéral ou parce que certaines erreurs de gestion créent quelques désagréments.


  4. comment_image

    Si la SAQ peut régler son problème de passe-droits et éviter les décisions stupides comme refuser de baisser les prix quand le dollar canadien monte…

    Votre copine fait des fautes d’orthographe, Marie-Éva de Villers va faire des boutons.

    Je crois ce qu’elle dit, mais quelqu’un m’avait tenu le discours contraire en citant des chiffres il y a quelques mois.


  5. comment_image

    Si je vous comprends bien Louis, il faut nationaliser les épiceries!


  6. comment_image

    @Davidg: Change de disque!


  7. comment_image

    J’avoue que les fautes m’ont un peu dérangé aussi… Et comme Francis D, j’aimerais bien avoir un peu plus d’informations.

    Mais la simple lecture de ce texte donne froid dans le dos!


  8. comment_image

    Au moins Louis, vous apportez des arguments!

    Tout ce que vous prouvez ici, c’est que la privatisation albertaine a été mal faite et non pas que la privatisation de l’alcool proprement dit est une mauvaise chose. Nuancez!

    “« Le 2 septembre 1993, le ministre responsable de L’Alberta liquor control board (ALCB) annonçait la privatisation de la vente au détail des produits d’alcool, le gouvernement a confié la gestion de son entrepôt à une firme privée.”

    Le problème, c’est que le gouvernement a vendu ses entrepôts à UNE SEULE entreprise privée, ce qui a créé un MONOPOLE privé encore pire que la situation précédente.

    Combien d’entreprises privées ont acheté l’ALCB?

    “Les magasins ont été vendus à un prix largement inférieur à leur coût d’acquisition. Les propriétés de l’ALCB ont été évalués et vendues à un prix qui s’approche davantage de leur valeur comptable que de leur juste valeur marchande c.a.d. de leur valeur économique réelle. La perte pour le gouvernement albertain serait d’au moins 26.2 millions de dollars.”

    Ils ont donc vendu leurs actifs à des amis du régime, probablement sans appel d’offre ni enchères. C’est une fausse privatisation SUBVENTIONNÉE. Ce n’est pas une véritable privatisation.

    “Mais le gouvernement a perdu environ 968.5 millions de dollars en marge bénéficiaire brute de 1998 à 2002 en raison de la privatisation et des baisses successives des taux de majoration.”

    Le problème est essentiellement les baisses du taux de majoration qui n’étaient pas prévus au début. Ça n’a rien à voir avec la privatisation! Pour que l’État continue à avoir les mêmes revenus, il ne fallait pas qu’il baisse ce taux.

    “Il n’a économisé en revanche qu’une somme de 519.0 millions de dollars en salaires et autres dépenses d’exploitation pour les mêmes années.”

    Donc, il payait 519 millions$ en salaires provenant de l’argent des CONtribuables en trop auparavant. Voilà un argument en faveur de la privatisation!

    “Il y a donc un manque à gagner de 449.5million de dollars soit 90 millions de dollars par année depuis les 5 dernières années.”

    Faible manque à gagner qui serait comblé facilement et encore plus par une remise à niveau du taux de majoration.

    “Pendant le processus de privatisation les prix on fortement augmenté en Alberta. Les prix des vins ont augmenté de 13.3% en un mois seulement, les spiritueux de 10.4% et les bière de 8.7% pour une moyenne de 10.3% d’augmentation.”

    Ce qui est en effet une gifle aux jeunes libéraux idiots qui prétendent que la privatisation va faire baisser les prix de l’alcool. Mais c’est une bonne chose que l’alcool soit plus cher! Ça va encorager une consommation plus responsable. De quoi vous vous plaignez? De plus, quels sont les augmentations de prix à long terme?

    “Comparons une bouteille de champagne de Dom Pérignon au Québec nous la vendons 191$ en Ontario 192.15$ et en Alberta 221.48$.”

    En termes relatifs en tenant compte du niveau de vie très élevé des Albertains, ce prix est encore inférieur à ceux de l’Ontario et du Québec. Voilà une erreur d’analyse économique très grave!

    “Les hausses de prix sur le marché albertain ont été observées malgré les baisses de taxes successives et les baisses marquée des salaires des employés (baisse de 36% du taux horaire passant de 11.85$ de l’heure à 7.55$) et les baisses des conditions de travail.”

    Comme prévu! Voilà un argument en faveur de la privatisation! Les salaires étaient trop élevés auparavant.

    “Un nombre important de produit est plus disponible aux entrepôts mais divers sondage sont venu confirmer une baisse de la sélection disponible dans la majorité des magasins privées. Les produits ne semble pas se retrouvé sur les tablettes.”

    Donc l’ALCB mettait certains produits non-rentables dans ses tablettes auparavant.

    “Le marketing socialement responsable de l’alcool semble moins efficace avec le secteur privé.”

    Affirmation sans preuve. C’est quoi ce délire? La privatisation n’empêche pas des organismes de faire des campagnes de sensibilisation pour une consommation responsable ni pour sensibiliser les gens au caractère criminel de la conduite en état d’ébriété. Ça n’a rien à voir avec la privatisation!

    “sans compter les coûts additionnels qu’entraîne la surveillance du commerce privatisé de l’alcool afin d’éviter la contrebande ou la fabrication illégale.”

    Quelles sont les preuves qui lui permettent d’affirmer de telles sornettes? Pensez-vous réellement qu’il n’y avait pas à tout le moins AUTANT de contrebande d’alcool avant la privatisation? Et si l’Alberta a décidé de financer encore plus la répression de la contrebande, ça n’a rien à voir avec la privatisation.

    “Les heures d’ouverture ont augmenté ils ont passé de 72 à 112 heures.”

    Tant mieux! Maudite réglementation des heures d’ouverture à la con.

    “Il y a également eu une augmentation de magasin de 310 à 1087″

    Tant mieux! Cela crée des emplois!

    En bref, ce travail, examiné sous l’angle comptable, n’est pas mauvais mais, sous l’angle économique, c’est pourri. Sous l’angle économique, je lui donne une note de 45%! Mais comme c’est un travail de “sciences de l’administration”, ce n’est pas trop mauvais.


  9. comment_image

    Depuis quand les fautes d’orthographe sont importantes aux HÉC?

    Je vais changer de disque quand Louis m’expliquera cette incohérence!


  10. comment_image

    @H. Dufort

    “J’ai une amie qui habite à Saint-Paul, une ville de taille moyenne dans le nord-est de l’Alberta. Il est quasiment impossible d’y trouver des viens et spiritueux de qualité, il ne s’y vend que des coolers, du “fort” et du vin cheap.”

    Cela signifie que la vente de vins et spiritueux de qualité n’était pas rentable à Saint-Paul auparavant.

    “Elle peut toujours se rendre à Edmonton (2h30 de route), pour trouver dans quelques liquor stores du style “entrepôt de la robine” des produits plus variés… mais toujours pas plus de choix que ce qu’on trouverait à Chicoutimi ou à Gaspé!”

    Cela veut dire que, dans cette région, seuls les “entrepôts de la robine” étaient rentables auparavant.

    “Et pour ce qui est du service et des conseils, on repassera!”

    Cela signifie que le service et les conseils fournit par l’ALCB étaient encore plus pourris auparavant. Les entreprises privés en paient le prix actuellement. La situation va s’améliorer à long terme parce sinon, les établissements vont fermer. La SAQ a tout de même une réputation de service-conseil enviable internationalement et c’est tout à leur honneur, réputation que n’avait pas l’ALCB. Et ce sera encore meilleur après une privatisation. Tant mieux pour le Québec!

    “Il faut qu’elle se rende à Calgary (5 heures de route) pour trouver du choix, des prix corrects et un peu de service.”

    Calgary étant une ville plus riche qu’Edmonton!

    “Sérieusement, croyez-vous qu’avec des chaînes de magasins comme “Liquor Barn” et “Liquor Depot”, avec les caisses de vin australien déposées sur le plancher et les pyramides de Corona et de Sour Puss dans l’allée centrale, on serait mieux qu’avec la SAQ?”

    Je ne crois pas mais cela veut dire que c’est ce genre d’endroit que recherche la clientèle!

    “Ah oui - et toutes les étiquettes sont en Anglais, même pour la plupart des vins français. C’est le north american market, les amis!”

    Ce qui est tout à fait normal en Alberta. Ça n’arriverait pas souvent au Québec et pas du tout s’il était séparé.


  11. comment_image

    “Et une autre preuve que le désir de confier au plus offrant une entreprise aussi performante et rentable pour l’État que la SAQ tient davantage de l’idéologie que d’une froide et précise analyse des faits.”

    Louis, tu contredis le travail de ta copine qui affirme que l’ALCB n’a pas été vendu aux plus offrants! Ce n’est pas une bonne façon de la séduire!

    Lorsqu’une privatisation est mal faite, la plupart du temps, le problème principal, c’est que la société d’État concernée n’a pas été vendue aux (le pluriel est important: concurrence) plus offrants. Vidéoétron est le meilleur exemple que je connaisse!

    http://www.unites.uqam.ca/cese/pdf/chr_00_fev.pdf


  12. comment_image

    Voici une étude plus complète sur la question. Ses conclusions vont dans le même sens que ceux de Louis et elle consitue essentiellement la seule source pour le travail mentionné dans ce billet.

    http://www.iris-recherche.qc.ca/docs/ALCB.pdf

    Il faut donner le crédit à Martin Petit et à Martin Poirier. À moins que la dame en question soit leur assistant de recherche.


  13. comment_image

    Il semble qu’il y a eu un appel d’offre.

    Si je comprends bien, la seule compagnie qui peut légalement entreposer de l’alcool en Alberta est Connect Logistics Services Inc. Donc aucun autre concurrent n’est admis. Voilà l’instrument principal de la catastrophe.

    Voilà un monopole privé qui est encore pire que la situation précédente. Cette privatisation est loin d’avoir créé un libre-marché!


  14. comment_image

    “Dès les premières étapes de la privatisation, les grands détaillants ont effectué des représentations afin d’obtenir le droit de subdiviser physiquement leur espace de vente au détail existant dans le but d’y intégrer un magasin de vente au détail des produits de l’alcool. Cette option n’a pas été retenue parce qu’elle aurait significativement avantagé un petit nombre de grands détaillants au détriment d’une majorité de nouveaux vendeurs de produits de l’alcool qui ont investis environ 100 millions $ dans une industrie débutante de vente au détail.”

    On est loin du libre-marché!


  15. Default LCA Avatar Image

    L’Alberta ne pourra jamais avoir un vrai marché de l’alcool libéralisé tant qu’elle fera partie du Canada…

    http://en.wikipedia.org/wiki/Liquor_store

    Note: All provinces except Alberta have government-owned retail liquor monopolies. British Columbia has both private and government-owned retail liquor outlets.

    However, due to Federal law, all provincial liquor boards must act as first importer of alcoholic beverages.

    * Alberta - Only liquor stores may sell alcoholic beverages in urban areas, but unlike other provinces they are all privately owned and operated. Recently the province has allowed supermarkets to open attached liquor stores, but with separate entrances. In areas without another liquor retailer within a 15 km radius, any licensed retailer may sell beer, wine, and liquor, including convenience stores, general stores, and gasoline (petrol) stations.

    The AGLC has retained its monopoly over the wholesaling of imported beer, wine and distilled spirits, although the distribution of these products is done by a private contractor.


  16. comment_image

    Une autre bonne raison pour se séparer!

    C’est à se demander pourquoi l’Alberta ne l’a pas déjà fait?

    Vélléités colonialistes, quand tu nous tiens!


  17. comment_image

    “A.8.8 Nouvelle marge bénéficiaire uniforme

    Le nouveau système de marge bénéficiaire uniforme fut élaboré pour être appliqué sur chaque litre de produits alcoolisé; celui-ci est basé sur le type et la catégorie de produit. Il fut élaboré pour tenir compte des objectifs suivants :

    - assurer que les revenus de l’ALCB seront maintenus à leur niveau d’avant la
    privatisation;

    - simplifier le système de calcul des marges bénéficiaires;

    - coupé court aux impacts possibles d’une facturation détournée sur le montant de
    marge bénéficiaire collecté, le prix de gros ainsi que sur le prix de vente au détail;

    - retirer tous les éléments de coûts cachés et discriminatoires afin d’éviter des litiges
    futurs liés aux accords de marché (comme ce fut le cas en 1991 avec le GATT
    relativement à la bière);

    - corriger une toujours plus grande fourchette de prix au sein des catégories de
    produits causée par le système de marge bénéficiaire ad valorem;

    - minimiser le rôle de l’ALCB dans l’influence qu’elle peut avoir sur le prix de gros aux
    détaillants ainsi que sur les prix aux consommateurs.

    En général, l’industrie des produits alcoolisés a appuyé, à quelques exceptions près, le nouveau système de marge bénéficiaire parce qu’il crée un marché égalitaire pour les compagnies en concurrence dans le marché des produits alcoolisés en Alberta. De plus, le système de marge bénéficiaire uniforme est pleinement
    transparent. L’ALCB a introduit le nouveau système de marge bénéficiaire uniforme de façon
    progressive de manière à assurer une transition ordonnée pour les fournisseurs et les détaillants ainsi que pour assurer le maintien du niveau des revenus pour l’ALCB.”

    “Un nombre de règles transitoires ayant affecté l’application de la marge bénéficiaire
    uniforme furent établies durant cette période. La stratégie adoptée pour la conversion à la marge bénéficiaire uniforme a assuré que ces règles de transition seraient retirées une fois tous les magasins de l’ALCB fermés.”

    Libre-marché, mon oeil!


  18. comment_image

    À long terme, l’augmentation plus accrue des prix se confirme.

    “Entre janvier 1993 et mai 2002, période au début de laquelle le gouvernement a privatisé la
    vente au détail, les hausses de prix sont éloquentes :

    - dans la catégorie boissons alcoolisées vendues en magasins, les hausses des IPC ont
    totalisé 33,80 % en Alberta, 16,04 % au Québec, 17,65 % au Canada (incluant la hausse de
    l’Alberta) et 15,42 % pour la moyenne du Manitoba, de la Saskatchewan et de la Colombie-
    Britannique ;”

    Un autre coup dur pour les jeunes Libéraux idiots qui croient que la privatisation va faire baisser les prix.

    Par contre, c’est une très bonne chose que les prix de l’alcool augmentent à ce point. De quoi se plaint-on? Tant mieux si l’alcool est trop cher!


  19. comment_image

    @DavidG

    La privatisation a abaissé le choix des vins et alcools. Selon vous c’est tant mieux puisque ce qui reste sur les tablettes est désormais rentable.

    Les employés ont subit une baisse de salaire de 36%. Selon vous c’est tant mieux, les salaires étaient trop élevés. ($11.85 en Alberta!)

    Les prix ont augmenté de plus de 10%. Selon vous c’est tant mieux car le Albertains boiront avec modération.

    Voir dans ces quelques faits, quelque chose de positif relève carrément de l’exploit ou de l’analyse d’un économiste à la Claude Picher…

    Votre discours est logique mais dénué de sens commun. Un ti-peu de ritalin peut-être?

    Ciao, Frank2


  20. Default LCA Avatar Image

    @Frank2

    Je crois plutôt que l’argument de Davidg était que ce n’était pas une vraie privatisation (ie: introduction de compétition) mais le gouvernement simplement changeant le gant marqué “État” par dessus le poing de fer du contrôle central par celui marqué “Privé, méchant privé.”


  21. comment_image

    @Frank2

    Selon vous, nous devons donc nationaliser les épiceries québécoises!

    “La privatisation a abaissé le choix des vins et alcools. Selon vous c’est tant mieux puisque ce qui reste sur les tablettes est désormais rentable.”

    Je n’ai jamais dit cela et je ne vois rien de positif à cela. J’ai seulement dit que les produits qui ont disparu n’étaient pas rentables.

    “Les prix ont augmenté de plus de 10%. Selon vous c’est tant mieux car le Albertains boiront avec modération.”

    Absolument! N’est-ce pas une bonne chose que les gens consommeront moins d’alcool, sans pour autant recourir à une prohibition génératrice de violence?

    “Les employés ont subit une baisse de salaire de 36%. Selon vous c’est tant mieux, les salaires étaient trop élevés. ($11.85 en Alberta!)”

    Oui, il était temps que ces salaires diminuent, car ces employés ne valaient pas ces salaires. Il est temps que le compétence soit reconnue à sa juste valeur au Québec.

    “Voir dans ces quelques faits, quelque chose de positif relève carrément de l’exploit ou de l’analyse d’un économiste à la Claude Picher…”

    Il n’y a pas d’exploit ici. Ce sont des évidences qu’une simple connaissance de base économie permet de constater. En ce qui concerne ce petit affairiste insignifiant à la solde de l’IEDM qu’est Claude Picher, celui-ci vante à tour de bras la privatisation albertaine de l’alcool et son miracle du libre-marché, thèse que je réfute depuis le début. Relisez mes commentaires!

    “Votre discours est logique mais dénué de sens commun.”

    Merci de confirmer la véracité de mes propos. En ce qui concerne mon sens commun, contrairement aux gaugauchistes-caviar comme vous, je veux qu’on s’occupe vraiment des pauvres, ce qui n’est pas dans votre agenda.

    Allez donc lire ce commentaire de ma part:

    http://uhec.net/2007/11/17/527/#comment-9766

    Et surtout lisez mes propositions:

    1) Chaque citoyen québécois agé de 18 ans et plus devrait recevoir un revenu de citoyenneté de 836$ par mois non imposable indexable à chaque année selon l’inflation (même Friedman était d’accord avec ce principe, par le biais de l’impôt négatif). Ce montant de 836$ est le montant actuel de l’aide sociale pour les personnes seules ayant des contraintes sévères à l’emploi, i.e. seulement 10 032$ par année, c’est beaucoup moins que la plupart d’entre vous pensent. Ce programme serait beaucoup moins cher à gérer que le programme actuel d’aide sociale qui est un délire bureaucratique.

    2) Abolir les garderies d’État et verser des allocations familiales pour chaque mineur de moins de 18 ans.”

    Ça, c’est de s’occuper vraiment des pauvres!

    “Un ti-peu de ritalin peut-être?”

    Frank2, le féminisé maîtresse d’école est fâché-fâché contre moi parce que je ne pense pas comme lui, alors il va faire comme dans nos écoles publiques fémi-fascistes québécoises, i.e. asservir les garçons en les gavant de Ritalin!

    Vous avez appris rapidement votre leçon. Bravo!


  22. comment_image

    FrancisD, vous avez très bien résumé ma pensée.

    Par contre, la différence fondamentale entre vous et moi, c’est que je désire que l’on continue à surtaxer l’alcool pour en limiter sa consommation, et non pas privatiser et déréglementer seulement pour que les prix baissent et pour que les entreprises fassent du profit.


  23. comment_image

    Je veux revenir à ma raison principale qui fait en sorte que je suis en faveur de la privatisation de services nuisibles comme Loto-Québec et la SAQ. Attention, je suis contre la privatisation d’Hydro-Québec, car c’est un service essentiel. Et contrairement à Louis (incohérence inexplicable!) je n’aurais aucun problème à ce que la Caisse de Dépôt contrôle IGA à 51%, puisqu’il s’agit d’un service essentiel.

    Il est immoral que l’État serve de pusher à alcool et à pari compulsif, car l’État est en conflit d’intérêt (revenus de l’État en corrélation positive avec les impacts sociaux négatifs). Pour libérer l’État de ce conflit d’intérêt, il faut privatiser RÉELLEMENT la loterie et la vente d’alcool mais l’État pourra continuer à récolter les taxes et la partie majorée du prix de l’alcool ou taxer les gains de la loterie pour amoindrir les impacts sociaux.

    Avant de me traiter de “sans-coeur néo-libéral pur et dur”, considérez ce que je viens de vous dire!


  24. Default LCA Avatar Image

    Par contre, la différence fondamentale entre vous et moi, c’est que je désire que l’on continue à surtaxer l’alcool pour en limiter sa consommation, et non pas privatiser et déréglementer seulement pour que les prix baissent et pour que les entreprises fassent du profit.

    Bizarre, venant de l’opposant des fascistes de la santé :P

    Je crois qu’une taxation modifiera temporairement les comportements, mais pas les valeurs de potentiels alcoolos.


  25. comment_image

    @ Davidg

    C’est symptomatique. Lorsqu’une privatisation ne donne pas les effets rose-bonbon prévus par les tenants du tout-privé-et-a-mort-l’état, de déclarer que si le capitalisme pur avait été respecté tout serait parfait.(dans le meilleur des mondes…)

    N’est-ce pas la finalité du capitalisme sans normes, que vous semblez tant vénérer(religieusement si j’ose dire) de tendre au monopole anyway?

    Concernant les pauvres, vous les aimez tellement…que vous souhaitez par vos propositions les voir s’appauvrir d’avantage et en plus grand nombre!

    Sans blague, abolir la formule Rand, le salaire minimum, l’anti-scab, shure vous voulez leur bien, mais j’espere que vous l’aurez pas.

    La gau-gauche caviar Québécoise vous enmmerde.

    Ciao,
    Frank2


  26. comment_image

    “C’est symptomatique. Lorsqu’une privatisation ne donne pas les effets rose-bonbon prévus par les tenants du tout-privé-et-a-mort-l’état, de déclarer que si le capitalisme pur avait été respecté tout serait parfait.(dans le meilleur des mondes…)”

    Ça fait penser à ces amateurs amateur de communisme qui disent: “Le communiste aurait marché si…”

    “N’est-ce pas la finalité du capitalisme sans normes, que vous semblez tant vénérer(religieusement si j’ose dire) de tendre au monopole anyway?”

    Effectivement. Que de bons arguments logiques.


  27. comment_image

    @ Honorius

    Critiquer le capitalisme ne fait pas de moi un communiste, tout comme la critique de la politique du gouvernement Américain n’est de l’anti-américanisme.

    Comme il faut une véritable concurrence entre les entreprises pour le benéfice des consommateurs, le communisme, qui était en compétition avec le capitalisme, forcait celui-ci a être le meilleur systeme pour ses citoyens.
    Depuis que le capital regne en maître, les inégalités n’ont jamais été si grandes entre les riches et pauvres.

    Dire que le capitalisme pur et dur tend au monopole est une réalité objective.
    Vous pouvez constater comme moi les nombreuses fusions et acquisitions d’entreprises avalisées par nos gouvernements.
    La concurrence mondiale qui disent…oblige la formation de monopoles! C’est un comble!

    Ciao, Frank2


  28. Default LCA Avatar Image
    Der Teilzeit-Berliner
    8 décembre 2007 à 8:35

    Mais c’est vrai que l’Alberta a mal fait. Viens voir dans n’importe quel dépanneur ou supermarché allemand, le choix d’alcool est justement très équivalent à une SAQ. Et c’est 100% privé, avec des prix qui sont à tomber par terre. Par exemple, 2.99€ pour un Merlot.

    Je rejette le modèle albertain, tant qu’à y être on garde la SAQ. Si on privatise, faisons-le comme du monde au moins! Je suis contre le fait que la bière soit vendue selon un principe différent que du jus d’orange.

    Il y a 45 sortes de céréales dans toutes les épiceries, de Havre-Saint-Pierre au IGA du Complexe Desjardins. Il n’y a aucune raison pour que ce ne soit pas la même chose dans un libre-marché de l’alcool.


  29. comment_image

    @Der Teilzeit-Berliner

    “Je rejette le modèle albertain, tant qu’à y être on garde la SAQ. Si on privatise, faisons-le comme du monde au moins!”

    Absolument, c’est l’essence de ce que je dis depuis le début: la fausse privatisation albertaine a créé une situation encore pire qu’avant la privatisation. Il est préférable de rien faire que de copier le modèle albertain. Il faut considérer aussi le fait que la SAQ performe très bien!

    “Je suis contre le fait que la bière soit vendue selon un principe différent que du jus d’orange.”

    Je vais aller plus loin que vous. Je crois qu’il serait préférable de nationaliser les épiceries (service essentiel) que de nationaliser la vente d’alcool (service nuisible). Mieux encore, il faut privatiser RÉELLEMENT la SAQ et Loto-Québec, tout en surtaxant ces deux services, ET nationaliser partiellement UNE (pour garder de la concurrence) grande chaîne d’alimentation (IGA par exemple) par une prise de paricipation à 51% par la Caisse de Dépôt.

    Il me semble que c’est un comportement plus responsable de le part de l’État plutôt que d’agir en pusher d’alcool et de pari compulsif avec le conflit d’intérêt que cela occasionne.


  30. comment_image

    @Davidg: On connaît ton idéologie néolibérale. Ce que tu proposes n’est pas basé sur des faits ou la logique, mais sur ton idéologie anti-étatiste radicale. La vérité, c’est que la SAQ est une excellente entreprise qui enrichit le Québec. Il faudrait qu’il y ait davantage d’entreprises du genre, notamment dans le secteur des ressources naturelles (sauf que celles-ci sont du domaine fédéral). Et oui, il y a une différence fondamentale entre vendre des céréales ou du jus d’orange et vendre de l’alcool, et je n’insulterai pas l’intelligence de quiconque en expliquant la différence.

    Tu es un Néolibéral Davidg. J’ai vraiment hâte que tu t’assumes.


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    Nationaliser une épicerie, être pour le gel des frais de scolarité, être contre la privatisation d’Hydro-Québec, s’occuper vraiment des pauvres et dénoncer les guerres impérialistes, c’est très néolibéral bien sûr!

    “Et oui, il y a une différence fondamentale entre vendre des céréales ou du jus d’orange et vendre de l’alcool, et je n’insulterai pas l’intelligence de quiconque en expliquant la différence.”

    La différence entre une épicerie et un pusher (j’admets être un peu démagogique ici) d’alcool ou de pari compulsif est le suivant: la vente d’alcool et la loterie sont des services NUISIBLES alors que l’épicerie est un service ESSENTIEL.

    Dois-je comprendre que ce n’est pas trop grave que les services essentiels restent privés mais qu’il faut à tout prix nationaliser les services nuisibles ou de faible importance?

    Dois-je comprendre qu’il y a moins de problèmes à ce que l’instruction, la santé, l’Aide sociale, les HLM et Hydro-Québec soient tous privatisés plutôt que de privatiser la SAQ ou Loto-Québec?

    Si tu réponds OUI à la deuxième question, tu es encore plus néo-libéral que moi. Ce qui m’étonnerait beaucoup, tellement je suis un néo-libéral sauvage et sanguinaire qui idolâtre Pinochet!

    Je ne suis pas un néo-libéral. J’appuie une idée néo-libérale appliquée aux services nuisibles et une idée socialiste appliquée aux services essentiels.


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    “Il faudrait qu’il y ait davantage d’entreprises du genre, notamment dans le secteur des ressources naturelles (sauf que celles-ci sont du domaine fédéral).”

    En effet, ce serait bien mieux de nationaliser l’eau et exiger des redevances naturelles aux exploitants que de ne pas privatiser la vente d’alcool et la loterie. Pourquoi ne pas limiter la durée des brevets pour le médicaments, afin de permettre l’entrée plus facile des génériques? Même Éole-Québec et Pharma-Québec seraient de bien meilleures nationalisations que la SAQ et Loto-Québec.

    Le jour où l’État Québécois se concentrera sur les services essentiels et s’occupera vraiment des pauvres, le soi-disant “Modèle Québécois” sera plus crédible et les CONtribuables auront au moins l’impression d’en avoir plus pour leur argent durement gagné et sauvagement volé.


  33. Default LCA Avatar Image

    Je cite “Si la SAQ peut régler son problème de passe-droits et éviter les décisions stupides comme refuser de baisser les prix quand le dollar canadien monte…”

    Ici, je crois qu’on fait référence aux fameux scandales de février 2006, où la SAQ avait volontairement attendu avant d’ajuster ses prix, pire encore, elle tentait de manigancer avec des fournisseur, pour éviter une grosse baisse de ses profits.

    Moi, je trouve ça comique, à l’époque, un paquet de “journalistes” et de chroniqueurs avaient appelé a la privatisation de la SAQ, et pourtant… À l’époque j’aimais répondre, les pétrolières, c’est tu privé ou public? Y vous voles-tu ou ben non? J’aurais encore pu rencgçhérir a l’époque, ton épicier, y’a tu baissé le prix de ton fromage importé de France?

    Mais bon, un usage normal en entreprise privée, était un scandale inomable pour une société d’État. Ce qui est encore plus drole, c’est que c’est précisément parce que c’est une société d’État qu’elle a été forcé de corriger le tir, car l’entreprise privée ne doit rien au parlement contrairement à la SAQ.

    Mais aujourd’hui, je me pisse dessus en voyant le prix des automobiles acheté ici, par rapport a celles achetés au sud de la frontière! Qui peux forcer les concessionnaires a baisser leurs prix? Le marché? Ben oui, on voit ce que ça donne!

    Bref, je suis pas en train de vouloir nationaliser les concessionnaires automobiles ou les pétrolières, loin de là, mais juste rapeller les gens a l’ordre avant de vouloir privatiser la SAQ pour des bêtises…

    Je vais aussi vous parler du prix actuel du vin à la SAQ. 600 produits on baissé de prix dernièrement a cause de la force de notre dollar, c’est relativement peu quand on sait que la SAQ a un catalogue de plus de 6000 produits. Pourquoi si peu de produits ont baissé? La SAQ a longtemps eut pour politique d’acheter ses produits en dollar canadiens plutot qu’en devise étrangère si c’était possible(quand le dollar canadien est bas, c’est plus rentable ainsi). Ainsi, les produit acheté en devise étrangère voient leur prix varier au gré des taux de changes. Mais ceux qui sont négociés en dollar canadien, bah comme le dollar canadien ne change pas de valeur face au dollar canadien, le prix change pas, du moins pas tout de suite, c’est au fournisseur d’ajuster ses prix pour suivre la compétition des produits achetés en devise étrangère.

    Sinon, Davidg, je comprend toujours pas ta logique tordue. Tu veux pas que l’État, la patente sur laquelle le peuple au moins un peu de controle, s’occupe de la vente de boisson ou de lotteries, parce qu’ils sont en conflit d’interets entre leur mission de tempérence et celle de profit? Comme si l’entreprise privée, sur laquelle on a, a peu près pas de controle, et qui n’a que pour seul but le profit, n’affronte pas ce même dilemme?


  34. comment_image

    Ta position est intenable Davidg; tu te contredis à chaque phrase.

    En passant, l’aide sociale, les HLM, la santé et l’éducation (dans une grande partie) sont des services publics.

    La SAQ, tout comme Hydro-Québec, sont des vaches à lait qui nous enrichissent collectivement.

    Peut-être que si tu étais moins mêlé entre la gauche et la droite tu réaliserais à quel point tes positions se rapprochent de celles défendues par la droite néolibérale.

    À force d’écrire dans une logique circulaire, on finit par se dire « circulez, circulez, y a rien à voir ».


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    @Kraman: Je partage entièrement ton point de vue! La SAQ vient de baisser ses prix, mais les gens comprennent-ils seulement que seulement 2 (deux-dos-two) produits américains sont transigés en dollars américains, les autres étant tous transigés en dollars canadiens? Bref, elle le fait pour se donner bonne conscience, justement PARCE QU’elle est une entreprise publique et que les citoyens ont un contrôle sur celle-ci.

    Tu expliques bien la logique circulaire et contradictoire de Davidg à mon avis. Davidg, je te respecte en tant qu’individu et souvent tu amènes des discussions intéressantes, mais cette fois-ci je crois que tu es profondément dans le champ!


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    @Louis

    “En passant, l’aide sociale, les HLM, la santé et l’éducation (dans une grande partie) sont des services publics.”

    Effectivement, voilà une précision importante. C’est ce que je voulais savoir de ta part.

    “La SAQ, tout comme Hydro-Québec, sont des vaches à lait qui nous enrichissent collectivement.”

    En effet, sauf que Hydro-Québec est un service essentiel. En ce qui concerne la SAQ, on pourrait assurer l’enrichissement collectif (je préfère étatique mais bon!) avec les taxes et la partie majorée des prix (ce que l’Alberta n’a pas fait en diminuant constamment les taux de majoration). Idem pour Loto-Québec, où on pourrait très bien taxer les gains (ce qui n’est pas le cas actuellement).

    De plus, la nationalisation de services essentiels payants par des sociétés d’État comme Épicerie-Québec (je préférerais une nationalisation partielle d’UNE grande chaîne d’alimentation comme IGA par une prise de participation à 51% par la Caisse de Dépôt), Pharma-Québec, Eau-Québec et Éole-Québec (ou par l’intermédiaire d’Hydro-Québec) pourraient encore plus nous enrichir collectivement (étatiquement).

    “Peut-être que si tu étais moins mêlé entre la gauche et la droite tu réaliserais à quel point tes positions se rapprochent de celles défendues par la droite néolibérale.”

    Je ne suis pas mêlé. Je ne m’enferme pas dans une doctrine. La plupart de mes positions et opinions sont de gauche anarchiste (mais l’anarchisme ne doit pas se faire trop rapidement pour éviter la dérive bolchéviste), mais il arrive que dans certains cas, je crois qu’une position néo-libérale est appropriée.

    Je sais très bien que ma position concernant la SAQ et la lotterie sont des positions néo-libérales (quoique je maintiens que la privatisation albertaine n’en est pas vraiment une) mais ma position est plus socialement responsable que vous le croyez!


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    @Kraman

    “Tu veux pas que l’État, la patente sur laquelle le peuple au moins un peu de controle, s’occupe de la vente de boisson ou de lotteries, parce qu’ils sont en conflit d’interets entre leur mission de tempérence et celle de profit? Comme si l’entreprise privée, sur laquelle on a, a peu près pas de controle, et qui n’a que pour seul but le profit, n’affronte pas ce même dilemme?”

    Justement! Le privé n’a pas ce dilemme puisque tout ce qui lui importe, c’est le profit. Le privé n’a aucune mission de tempérance. Les vendeurs d’alcool ont tout intérêt à ce qu’il y ait le plus d’alcooliques possibles et qu’il y ait le plus de conducteurs possibles en état d’ébriété.

    Le problème, c’est qu’en ce moment, l’État est en conflit d’intérêt entre son mauvais rôle (souhaiter qu’il y ait le plus d’alcooliques possibles et qu’il y ait le plus de conducteurs possibles en état d’ébriété en faire de la publicité pour que ces problèmes augmentent) et son bon rôle (combattre l’alcoolisme et réprimer les conducteurs en état d’ébriété et faire des campagnes du sensibilisation en conséquence pour réduire les coûts sociaux).

    Pourquoi ne pas laisser au méchant privé le mauvais rôle, qui sera de sa seule responsabilité, et laisser l’État conserver son bon rôle, en surtaxant l’alcool, en s’appropriant la partie majorée et en faisant des campagnes de sensibilisation?

    Comme ça, les gens vont critiquer le méchant privé qui saoûle la populace et l’État sera vanté à tour de bras pour son bon rôle de protecteur contre les assauts privés de l’alcool! N’est-ce pas justement cela que vous voulez?


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    “Moi, je trouve ça comique, à l’époque, un paquet de “journalistes” et de chroniqueurs avaient appelé a la privatisation de la SAQ, et pourtant… À l’époque j’aimais répondre, les pétrolières, c’est tu privé ou public? Y vous voles-tu ou ben non? J’aurais encore pu rencgçhérir a l’époque, ton épicier, y’a tu baissé le prix de ton fromage importé de France?”

    Effectivement, utiliser un tel raisonnement pour invoquer la privatisation est un raccourci intellectuel grotesque. Je m’en fous de cet argument, il est invalide.

    Cependant, concernant les pétrolières, je dois vous rappeler que les prix du pétrole brut sont fixés par des bourses publiques (un organisme étatique) en collaboration avec l’OPEP (un autre organisme étatique), que les grandes corporations pétrolières font du lobbyisme auprès de l’État et “investissent” dans les caisses électorales pour obtenir des privilèges et que les pétrolières détiennent de nombreux brevets enregistrés auprès des États pour empêcher l’évolution de nouvelles sources d’énergies, et que les prix du l’essence à la pompe au Québec sont réglementés par un système de prix planchers instauré par l’État justement pour que les prix augmentent, empêchant même des concurrents de vendre moins cher.

    Le marché du pétrole est un cartel et comme tous les cartels, il est créé et soutenu par l’État. On est loin du libre-marché!

    En ce concerne le marché de l’alimentation au détail, il s’agit là aussi, mais dans une moindre mesure, d’un cartel créé et soutenu par l’État. Suffit de constater les profits shylockiens des grandes chaînes d’alimentation pour s’en rendre compte! N’oubliez pas que le prix des produits laitiers est réglementé au Québec!

    http://www.unites.uqam.ca/cese/pdf/chr_03_sept.pdf

    L’État est donc la principale raison qui fait en sorte que les CONtribuables se font voler à la pompe (remarquez que l’essence chère est une bonne chose pour l’environnement!) et à l’épicerie (ce qui nuit aux pauvres).

    “Mais aujourd’hui, je me pisse dessus en voyant le prix des automobiles acheté ici, par rapport a celles achetés au sud de la frontière! Qui peux forcer les concessionnaires a baisser leurs prix? Le marché? Ben oui, on voit ce que ça donne!”

    Les consommateurs peuvent forcer les concessionnaires à baisser leurs prix en achetant moins de voitures ou (malheureusement) en achetant aux États-Unis. Tant pis pour les concessionnaires s’ils ne changent pas leurs politiques, ils vont perdre de l’argent.


  39. Default LCA Avatar Image
    Der Teilzeit-Berliner
    10 décembre 2007 à 7:16

    Mon analogie au jus d’orange Louis vient du fait que je ne crois pas que c’est à l’État de dire à l’individu d’arrêter ou non. Nous devrions tous être capables d’être assez responsables pour le faire.

    On parle d’alcool. En Allemagne, c’est permis de boire partout. Est-ce que ça veut dire que je marche dans du vomi tous les weekends? Non. Que mes élèves sont saouls à 8 heures le matin? Non. Oui, le métro berlinois a beaucoup de bouteilles cassées le weekend mais ce n’est pas une catastrophe. Pas plus que les jeunes qui boivent du champagne à même la bouteille dans les tramways, au moins je me dit qu’au moins il ne conduisent pas.

    Qui se comportent comme des bêtes dans cette situation? Beaucoup de touristes, dont par examples les Anglais qui viennent à Berlin pour se pacter pour pas cher. Mais un Allemand ordinaire, ce n’est pas spectaculaire de prendre une marche une bière à la main donc il n’y a rien à s’énerver.

    Vous devriez voir les touristes américains sans voix parce que McDo vend de la bière! Ils prennent même des photos des comptoirs.

    Au last-call, on calle. L’Angleterre a réglé ce problème en allongeant l’ouverture des bars. Je te parle de Berlin, j’y vis la moitié de l’année et je suis dans le tourisme donc je sais comme ça marche - les bars ouvrent jusqu’à 6-7 heures le matin, ça laisse le temps de dégriser, de plus vouloir boire, etc… Donc, la source du problème est dans la limitation. Car tout le monde est pareil, rules are to be broken. Et si y a pas de rules, ben y’a rien à briser!

    Tu dis que la SAQ est un pusher. En fait, moi je vois ça comme un établissement très hypocrite. Supposée de contrôler la vente (et par conséquent la consommation) d’alcool au Québec, elle veut en même temps faire des profits et qu’on aime ses magasins alors elle les rends beaux. Va dans un Systembolaget suédois, ohhhh… 1- tu ne vois pas les produits, 2- les heures d’ouvertures sont très réduites. Ça s’est du controle. La SAQ, c’est du capitalisme d’État. Elle a toute l’attitude d’une entreprise privée, sauf qu’elle appartient à l’État.

    Ça me dérange pas outre-mesure, mais qu’on l’assume!

    Je vais te donner un autre exemple, les films. Au Danemark, rien n’empêche un enfant de 7 ans accompagné d’aller voir L’Exorciste ou un film porno sado-maso au cinéma. Parce qu’au Danemark, on dit que la responsabilité est dans les mains de l’adulte accompagnateur. Mais est-ce que tu crois réellement que les Danois amènent leurs enfants voir des films inappropriés simplement parce qu’ils ont le droit? Voyons.

    Et avant que tu me mettes des étiquettes, je te dirai que social-démocratie et responsabilité individuelle ne sont aucunement incompatible (et là, je te sors ma carte du SPD lol). Comme vous dites, l’État a des choses plus importantes à faire au niveau social que m’interdire d’acheter de la bière après 23:00.


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    @Der: Tu mélanges deux débat. Le fait que la SAQ soit publique ou privée ne changerait rien aux heures de vente d’alcool. Si l’État québécois a décidé que l’alcool a besoin d’être réglementée, alors on se doit d’être cohérent et de prendre tous les moyens disponibles pour bien réglementer l’alcool.

    Si c’est possible en même temps de s’enrichir collectivement en finançant nos infrastructures, notre système de santé, notre éducation, etc. grâce aux profits de la SAQ, et bien tant mieux.

    Comme l’a si bien dit Kraman, il serait ridicule de remplacer un organisme sur lequel nous avons un certain contrôle par une multitude de petites entités sur lesquelles nous n’en aurions pas du tout.

    Et puis, d’un simple point de vue économique, la SAQ est une des meilleures entreprises au Québec, extrêmement rentable pour son actionnaire (l’État, c’est-à-dire nous) et il faudrait être passablement masochiste pour vouloir se débarasser de ce fleuron qui nous enrichit collectivement.


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    Der Teilzeit-Berliner
    10 décembre 2007 à 7:48

    Je ne voulais pas déraper tant que ça, simplement je voulais t’expliquer mon histoire de jus d’orange.

    Tiens je te remets la quote qui avait plus rapport au thread, et j’ai changé la fin :p

    Tu dis que la SAQ est un pusher. En fait, moi je vois ça comme un établissement très hypocrite. Supposée de contrôler la vente (et par conséquent la consommation) d’alcool au Québec, elle veut en même temps faire des profits et qu’on aime ses magasins alors elle les rends beaux. Va dans un Systembolaget suédois, ohhhh… 1- tu ne vois pas les produits, 2- les heures d’ouvertures sont très réduites. Ça s’est du controle. La SAQ, c’est du capitalisme d’État. Elle a toute l’attitude d’une entreprise privée, sauf qu’elle appartient à l’État.

    Ça me dérange pas outre-mesure, mais qu’on assume le choix de un ou de l’autre. On peut certes tenter de concilier les deux, cependant j’ai bien peur que le jupon dépasse un moment donné!


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    Et bien voilà! La SAQ, c’est du capitalisme étatique, ce qui signifie que les profits retournent à la collectivité au lieu d’enrichir quelques distants actionnaires grassouillets. Personnellement, j’aimerais voir davantage d’entreprises du genre!


  43. Default LCA Avatar Image

    Les Bolaget suédois, c’est la SAQ au temps de la commission des liqueurs et de la régie des alcools. Un controle sérré, il fut une époque ou tu ne pouvait pas acheter plus qu’un 40oz par jour, et que le Curé pouvait te barrer de la place.

    La SAQ a largement évolué depuis, parce que les différents gouvernements lui on changer sont mandat original, pour aboutir a son dernier mandat a date, qui est quelque peu contradictoire, du moins en apparence. En gros, c’est d’être une société commerciale performante, et d’apliquer l’éthique de vente.

    Dans la vie de tout les jours du caissier, le dilemme ne se pose pas en ces terme. Il n’a aucune pression pour vendre a un mineur ou une personne en État d’ébriété, et s’il le fait quand même, c’est généralement pour d’autres motifs(par exemple, sa sécurité) que celui de faire de l’argent, parce qu’il n’en fait pas plus.

    Le coté Marketing de l’entreprise, avec ses ventes régulières, le fait de chercher a innover toujours, pour rendre ses succursales plus attrayantes, chercher a augmenter le chiffre d’affaire, ça, c’est déjà plus problématique, du moins, encore une fois, en apparence.

    Ainsi, au Canada, c’est au Québec qu’on achète le plus d”alcool, mais, en alcool absolut, on est en deça de la moyenne si ma mémoire est bonne, mais surtout, le québec est bon dernier dans les consomation abusive d’alccol. Pourquoi? Parce que la SAQ a misé sur le vin, plutot que sur le fort, ce qui a donner lieu a une mini révolution dans le domaine de la consomation d’alcool au Québec. Au début des années 80, c’était…. allez au nouveau Brunswick, ça ressemblait a ça une SAQ. Ben du fort et un peu de vin. Le monde buvait pour se saouler.

    Aujourd’hui, on boit énormément de vin, qui se boit dans un contexte plus convivial, plus social, et on brosse moins.

    Bref, la SAQ a su, jusqu’à maintenant, préserver un équilibre, certe fragile, entre l’éthique et la vente. Mais il ne faut surtout pas oublier un truc, la seule raison pour laquelle la SAQ vend autant, c’est que c’est le mandat qui lui a été donné, si demain matin le gouvernement décide de fermer les robinets, la SAQ va éxécuter son mandat et va fermer les robinets.


  44. Default LCA Avatar Image

    @Louis

    La partie que je ne trouve pas dans ton histoire c’est le “profit”.

    Est-ce que j’hallucine la dette ?

    Ce que tu voudrais voir plus, c’est de la nationalisation.


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    Pourquoi ne pas laisser au méchant privé le mauvais rôle, qui sera de sa seule responsabilité, et laisser l’État conserver son bon rôle, en surtaxant l’alcool, en s’appropriant la partie majorée et en faisant des campagnes de sensibilisation?

    Parce que quand on surtaxe, on risque le marché noir, comme avec les cigarettes. Personne ici n’a encore parlé de marché noir dans leur analyse! Les gens vont toujours boire et jouer. Si ça leur coûte trop cher à cause des taxes de l’État, ils vont s’en passer de l’intermédiaire de l’État.

    D’ailleurs cette question des taxes illustre cette grosse différence entre la bouffe et l’alcool ou le jeu. L’alcool et le jeu sont des “vices” (on va dire) ou un luxe (c’est déjà mieux) qu’un État peut légitimement taxer au nom de la santé publique. Pas la nourriture (oui, je sais, qu’un format individuel de yogourt est taxé). Je suis 100% pour que l’État tire des revenus des “vices” des gens, surtout quand ils peuvent lui en coûter en santé publique. La marijuana devrait être vendue à la SAQ!

    En plus l’État ne pourrait jamais s’octroyer le monopole en matière en nourriture! Ce n’est même pas envisageable au point de vue du droit et, surtout, de la faisabilité. Mais, à la limite, je serais pour une société d’État québécoise pour la nourriture afin de contrebalancer les immenses cartels privés existants.

    Comme ça, les gens vont critiquer le méchant privé qui saoûle la populace et l’État sera vanté à tour de bras pour son bon rôle de protecteur contre les assauts privés de l’alcool! N’est-ce pas justement cela que vous voulez?

    Étrange qu’un anarchiste qui vante tout le temps la liberté individuelle et dénigre l’interventionnisme étatique en appele à l’État pour faire la morale et dicter les bonnes moeurs.


  46. comment_image

    @Martin

    “Parce que quand on surtaxe, on risque le marché noir, comme avec les cigarettes. Personne ici n’a encore parlé de marché noir dans leur analyse! Les gens vont toujours boire et jouer. Si ça leur coûte trop cher à cause des taxes de l’État, ils vont s’en passer de l’intermédiaire de l’État.”

    Bon point mais cela n’a rien à voir avec la privatisation ou la nationalisation. Si la SAQ vendait son alcool trop cher, il y aurait de la contrebande même si la SAQ est une société d’État. La même chose va survenir si l’alcool est trop taxé, que la SAQ soit privatisée ou non.

    Bien sûr, si la SAQ était privatisée, il faudrait que les taxes soit suffisamment élevées pour réduire la consommation mais pas trop élevées pour éviter une augmentation accrue de la contrebande. Trop de taxe tue la taxe comme trop d’impôt tue l’impôt.

    “un format individuel de yogourt est taxé”

    Une mesure scandaleuse! Qu’on surtaxe la malbouffe évidente à la place au lieu d’interdire les gras trans! Quand je vous dis que le soi-disant “Modèle Québécois” ne s’occupe pas vraiment des pauvres…

    “Je suis 100% pour que l’État tire des revenus des “vices” des gens, surtout quand ils peuvent lui en coûter en santé publique. La marijuana devrait être vendue à la SAQ!”

    Pas seulement la marijuana, TOUTES LES DROGUES.

    Les drogues pour adultes devraient se vendre de la même façon que l’alcool, par des entreprises privées enregistrées légalement pour que l’État puisse récolter les taxes et les majorations. L’État ne soit pas agir à titre de pusher de drogue ni d’alcool.

    Tout de même, le fait de vendre de la drogue à la SAQ serait tout de même beaucoup mieux que la prohibition actuelle.

    “En plus l’État ne pourrait jamais s’octroyer le monopole en matière en nourriture! Ce n’est même pas envisageable au point de vue du droit et, surtout, de la faisabilité. Mais, à la limite, je serais pour une société d’État québécoise pour la nourriture afin de contrebalancer les immenses cartels privés existants.”

    Je propose que l’État prenne le contrôle de Sobeys-IGA (laissons Métro aux Québécois) à 51% par une prise de participation par le Caisse de Dépôt. Et pourquoi ne pas utiliser certains ex-employés de la SAQ avec leur grande expertise pour vendre de l’alcool haut-de-gamme dans ces épiceries? Vous voyez bien que je suis ouvert aux compromis!

    “Étrange qu’un anarchiste qui vante tout le temps la liberté individuelle et dénigre l’interventionnisme étatique en appele à l’État pour faire la morale et dicter les bonnes moeurs.”

    Je n’ai jamais prétendu que l’anarchisme pouvait se faire immédiatement. J’en n’appelle pas à l’État pour dicter les bonnes moeurs. Cependant, je considère qu’il peut très surtaxer l’alcool pour en réduire la consommation. J’ai seulement mentionné les “campagnes de sensibilisation” parce que l’État en fait déjà.


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    Bon point mais cela n’a rien à voir avec la privatisation ou la nationalisation. Si la SAQ vendait son alcool trop cher, il y aurait de la contrebande même si la SAQ est une société d’État. La même chose va survenir si l’alcool est trop taxé, que la SAQ soit privatisée ou non.

    Si tu laissais la distribution d’alcool à l’entreprise privée tout en surtaxant, comme tu le suggère, tu laisserais se développer un réseau susceptible de devenir clandestin. Dans ce cas-ci le monopole de la SAQ facilite le contrôle des transactions d’alcool. Si tout le monde pouvait en distribuer, là ça deviendrait difficile de discerner ce qui est vendu légalement de ce qui l’est illégalement.


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    C’est vrai qu’au niveau de la traçabilité des produits, ce serait plus difficile qu’avec le monopole de la SAQ, mais je préfère prendre ce risque que de continuer cet odieux conflit d’intérêt, d’autant plus que c’est le prix après taxes qui est le principal facteur de l’expansion de la contrebande, et non pas la traçabilité.

    Pour contrer en partie cet effet, on pourrait étendre la réglementation des permis d’alcool aux distributeurs, ce dont je n’avais pas pensé jusqu’à maintenant.


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    Il n’y a rien d’odieux et ce n’est pas un conflit d’intéret!? C’est être pragmatique en fonction de la nature humaine.

    T’as juste à exiger de la SAQ et Loto-Québec qu’ils ne fassent plus de publicité et ton “conflit d’intérêt” est réglé.

    Tu “fais du Louis”, en déduisant à partir de l’idéologie que tu privilégies. Tu es déjà contre l’État, par principe, et l’