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Le français rétrograde
Par Renart L'éveillé | 4 décembre 2007
Un article de Pierre R. paru sur le site de journalisme citoyen Cent Papiers expose les derniers résultats linguistiques de Statistiques Canada et il apparaît que le français recule tant au Québec qu’au Canada.
Au Canada, les francophones « ne représentent plus que 22,1 pour cent de la population. Cette donnée est comparable au 22,9 pour cent de 2001 et au 26,1 pour cent de 1971. » Et au Québec, c’est « la première fois depuis 1931 que la proportion est inférieure à 80 pour cent », soit 79,6 %.
À la lecture de l’article, le portrait ne semble pas si sombre puisque quelques améliorations en ressortent, dont celle-ci :
pour la première fois, plus d’allophones ont adopté la langue de Molière que celle de Shakespeare comme principale langue d’usage au foyer entre 2001 et 2006.
Mais il reste quand même qu’en faveur du français, le pourcentage général de la langue d’usage au foyer était de 83,1 % en 2001, et a baissé à 81,8 % en 2006.
Il est clair que c’est l’accélération de l’immigration qui entraîne ces résultats et cela envoie le message qu’il faut accélérer la francisation et faire en sorte que les enfants de ces immigrants rejoignent le système scolaire francophone si nous voulons inverser cette tendance, qui n’est pas, heureusement, encore lourde. Mais est-ce que notre gouvernement majoritairement fédéraliste et autonomiste (cette dernière dénomination, dans sa définition la plus vide de sens…), et notre gouvernement fédéral, représentant majoritairement la population anglophone, y participeront activement?
J’en doute, car plus le taux de francophone est bas, plus leur option est forte.
Cependant, la fin de l’article est assez représentative des désirs de la population francophone, du moins la partie hors Québec :
La proportion de francophones qui se sont dits bilingues a diminué depuis 2001 dans presque toutes les provinces. Statistiques canada considère ce résultat comme une anomalie et croit qu’un courriel anonyme invitant les francophones hors Québec à se déclarer unilingues « pour protéger les services en français » pourrait être à l’origine de ce phénomène.
Je me souviens avoir reçu ce courriel. Et vous?
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95 commentaires à “Le français rétrograde”


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4 décembre 2007 à 3:18
Le français régresse, non pas à cause des anglais, ni à cause des immigrants, ni à cause d’une supposée assimilation, mais bien à cause de nous, parce que nous ne faisons plus d’enfants et que notre population est vieillissante.
4 décembre 2007 à 3:41
Renart, je ne comprends pas. Dans le même souffle tu nous cite que «pour la première fois, plus d’allophones ont adopté la langue de Molière que celle de Shakespeare comme principale langue d’usage au foyer entre 2001 et 2006.» (c’est ce que j’essaie de dire à tout le monde avec mes constats anecdotiques) puis tout de suite après tu nous dis: «Il est clair que c’est l’accélération de l’immigration qui entraîne [la baisse de présence du français en Amérique]».
Ça n’est pas si simple. Depuis 25 ans les anglophones du Canada (incluant au Québec) ont un taux de natalité supérieur aux francophones… Sans l’immigration, et sans le fait qu’une majorité adopte maintenant le français comme langue d’usage à la maison (ce qui ne veut pas dire que les autres n’en ont pas une connaissance adéquate), la situation du français en Amérique (et surtout à Montréal) serait beaucoup plus alarmante.
Aussi, tu dis qu’il faut «faire en sorte que les enfants de ces immigrants rejoignent le système scolaire francophone».
Tu veux dire: comme c’est déjà le cas depuis plus de 25 ans?
Je suis loin de dire qu’il ne faut pas faire plus d’effort pour la francisation des nouveaux arrivants, surtout en ce qui a trait à la disponibilité des cours aux adultes et à la qualité de l’enseignement aux jeunes. Mais je m’insurge contre cette lecture qui fait de l’enjeu de l’immigration une cause directe des “difficultés” du français en rapport à la culture voisine.
L’accélération de l’immigration est là pour combler un autre problême sous-jacent, la baisse de la natalité chez les francophones “de souche”. Je suis persuadé que de se pencher sur ce problême serait beaucoup plus bénéfique à l’avenir du français en Amérique que ce que tu nous raconte là.
Car même si tu réussissais à améliorer les chiffres qui te préoccupent, je ne crois pas que cela changerait beaucoup la tendance de fond sans qu’il y ait aussi un ajustement dans les taux de natalités.
Heuresement, là aussi on voit de l’amélioration ces dernières années.
Moi je dis, restons vigilants mais faut pas paniquer… l’avenir est positif! et il y a plein de choses qu’on peut faire… ouvrir des cégeps à l’extérieur de nos frontières, par exemple, et attirer plus de gens vers nos universités francophones…
Ah oui mais pour ça, ça prendrait du financement. Quelqu’un a-t-il dit dégel?
4 décembre 2007 à 4:02
Ça me semble de bonnes nouvelles toutes choses considérées. Je crois que M. Rioux a raison, il faut un taux de natalité beaucoup plus robuste chez les francophones “de souche”. Mais, qu’une majorité des immigrés choisissent le français comme langue d’usage est un bon signe pour l’avenir, n’est-ce pas?
4 décembre 2007 à 4:11
Alain B,
je le savais, le seul fait de parler du taux d’immigration en lien avec le fait français est subversif, le dernier des tabous…
Pourtant, il me semble que mon texte est à peine subjectif : je ne fais en gros que rapporter des résultats qui, effectivement, démontrent un recul du français. Je ne fais que dire, pour ma part, qu’il faut être vigilant, pas que c’est catastrophique (c’est peut-être le titre de mon texte qui t’as donné cette impression, mais j’ai fait exprès, pour que ça ait un peu de « punch »!).
Pour ce qui est de la statistique concernant le plus grand choix du français comme langue au foyer, il ne faut pas oublier qu’il y en a quand même qui parlent une autre langue que l’anglais ou le français à la maison.
4 décembre 2007 à 5:25
Renart,
Je ne dirais pas que c’est le dernier des tabous, il en reste de biens pires dans notre société distincte. Mais j’admet que j’ai la peau plus sensible que la moyenne sur cette question et que je peux être un peu vite à monter aux barricades.
En effet, ton texte est quand-même nuancé et ne peint pas qu’un portrait négatif de la relation qui existe entre l’immigration et le fait français.
Mais ce que j’y reproche est justement le fait qu’il traite uniquement de cette relation à l’exclusion des autres facteurs (comme la natalité) qui influencent la réalité décrite dans les chiffres que tu cites..
Mon hypersensibilité vient du fait que je trouve que ces jours ci, dans la société ambiante, on se sert beaucoup trop de cette relation pour se déresponsabiliser de notre rôle dans cette question. On s’inquiète de l’avenir du français, mais à chaque fois, tout ce qu’on trouve à se poser comme question c’est qu’est-ce qu’on fait avec les immigrants… Comme si la question ne dépendait que de ça. Ça mène à des analyses épuisées où on continue de taper sur des clous déjà enfoncés tout en ignorant ceux qui dépassent réellement… au point qu’on fait plus de tort que de bien à la situation.
Tsé, c’parce qu’à un moment donné, les immigrants, ils commence à être un peu tanné de nous entendre… Ils se disent: « Hey! Voulez-vous ben nous lâcher avec vos histoires de français! On l’apprend! On envoie nos enfants dans des écoles françaises! Quessé qu’vous voulez de plus? Commencez donc par travailler sur votre propre cabane avant d’être si regadant sur la notre! »
Nous faisons déjà ce qu’il faut pour franciser les immigrants… on est ici dans une situation où la seule chose qui reste à faire pour améliorer le système à ce niveau est simplement de lancer plus d’argent à ceux qui s’en occupent déjà. (Et améliorer le système d’éducation en général)
Il est temps d’arreter d’obséder sur cet aspect de la question liguistique et de se demander ce que nous, majorité francophone, pouvons faire pour que le français rayonne davantage en Amérique.
Moi, mes idées sont de se concentrer sur la question de la natalité (un autre tabou en certains milieux) et de se donner la responsabilité d’améliorer le sort du français à l’extérieur de nos frontière (où il est vraiment en danger), entre autre en y ouvrant des écoles… le meilleur outil de francisation qui soit.
4 décembre 2007 à 6:33
Alain B,
Sur le site de Statistiques Canada, on peut lire, à la fin du paragraphe qui se nomme « Langue » :
« Au Québec, le français était la langue la plus souvent parlée à la maison par 81,8 % de la population, ce qui constitue une baisse par rapport à 2001 (83,1 %). Environ 10,6 % des Québécois parlaient surtout l’anglais à la maison, soit un pourcentage pratiquement inchangé par rapport à 2001. Enfin, 7,6 % parlaient surtout une langue autre que le français ou l’anglais à la maison, en hausse par rapport à 2001 (6,5 %). Cette progression s’explique également principalement par l’immigration. »
Je n’ai rien inventé, Statistiques Canada le dit, Pierre R. le dit, et sûrement d’autres le diront, l’immigration a modifié le portrait linguistique du Québec et du Canada. Donc, tu m’accuses seulement d’avoir écrit sur ce sujet parce que tu ne veux pas froisser personne et faire comme si de rien était. Malheureusement, les données linguistiques ont changé depuis 2001 et il faut se mettre à jour. Désolé, mais je ne comprends pas ta montée de lait… et je ne suis pas obsédé, mais plutôt réaliste. C’est une nouvelle intéressante à regarder.
Sauf que je ne peux pas aller visiter tous les couples francophones et essayer de les convaincre de procréer, hé hé!
4 décembre 2007 à 6:46
En ce qui concerne le sort du français dans le ROC, je m’en fous, puisque de toute façon, la langue officielle du ROC est l’anglais et c’est très bien ainsi.
Par contre, les francophones du ROC sont les bienvenus s’ils désirent demeurer au Québec et ainsi refuser leur assimilation inévitable. Idem pour tous ceux (anglophones et immigrants) qui désirent ne serait-ce que de baragouiner le français.
La situation du français au Québec va continuer à se dégrader tant et aussi longtemps que le Québec ne sera pas séparé. Mais il ne faut pas appuyer sur le bouton de panique, loin de là, la situation du français est encore très bonne grâce aux vélléités séparatistes des Québécois! Mais un jour, il faudra prendre la décision qui s’impose: faire la séparation du Québec.
4 décembre 2007 à 7:03
En ce qui concerne le soi-disant “problème apocalyptique de dénatalité pandémique et catastrophique au Québec”, la situation s’améliore de plus en plus par les temps qui courent.
http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2007/11/23/001-CHUM-grossesses.shtml
http://www.radio-canada.ca/radio/christiane/modele-document.asp?docnumero=29639&numero=1880
“Les circonstances semblent favorables à la procréation. La situation économique au Québec est rassurante. La bonification du régime d’assurance parentale, qui permet désormais aux pères et aux travailleurs autonomes de bénéficier de congés à la naissance de leur petit, l’est encore plus.
Si bien, que d’après plusieurs observateurs, la province a connu un mini baby-boom en 2006. 80 000 bébés ont vu le jour, du jamais vu en une décennie.”
4 décembre 2007 à 7:29
@Alain B.
“la situation du français en Amérique”
On s’en crisse de l’Amérique! Peut-on se concentrer sur le Québec en commençant par se séparer au lieu de s’éparpiller partout et de ne rien faire de valable?
“ouvrir des cégeps à l’extérieur de nos frontières”
Vous sniffez de la coke de très bonne qualité. Qu’on s’occupe des cégeps québécois d’abord et qu’on laisse tomber le dégel des frais de scolarité pour les universités québécoises.
“Ah oui mais pour ça, ça prendrait du financement. Quelqu’un a-t-il dit dégel?”
Le dégel n’a rien à voir avec le financement, même si les thinktanks comme l’IEDM l’ont présenté ainsi.
“Mon hypersensibilité vient du fait que je trouve que ces jours ci, dans la société ambiante, on se sert beaucoup trop de cette relation pour se déresponsabiliser de notre rôle dans cette question. On s’inquiète de l’avenir du français, mais à chaque fois, tout ce qu’on trouve à se poser comme question c’est qu’est-ce qu’on fait avec les immigrants… Comme si la question ne dépendait que de ça. Ça mène à des analyses épuisées où on continue de taper sur des clous déjà enfoncés tout en ignorant ceux qui dépassent réellement… au point qu’on fait plus de tort que de bien à la situation.”
Bon point. En effet, ce n’est pas aux immigrants de régler ce problème, c’est aux Québécois de prendre leurs responsabilités et de faire l’indépendance.
“Moi, mes idées sont de se concentrer sur la question de la natalité (un autre tabou en certains milieux)”
La dénatalité, un tabou? Ce phénomène est surmédiatisé depuis fort longtemps, on en parle beaucoup trop pour son importance insignifiante.
“de se donner la responsabilité d’améliorer le sort du français à l’extérieur de nos frontière (où il est vraiment en danger), entre autre en y ouvrant des écoles… le meilleur outil de francisation qui soit.”
Votre coke est encore meilleure que je ne le croyais.
Bon sniffage!
4 décembre 2007 à 8:35
Karine Fortin, journaliste de la Presse Canadienne a titré son article “Le français perd du terrain” sur le même sujet, paru tantôt sur cyberpresse…
Je ne dois pas être si dans le champ!
4 décembre 2007 à 8:50
Renard,
Zut. Je ne m’étais pas apperçu que je faisais une montée de lait.
Je ne nie pas tes chiffres ni même la validité de l’analyse… Et je ne te reproche surtout pas de l’avoir écrit. Mais comme j’ai essayé d’expliquer, ce n’est pas tant contre le contenu de ton billet que je m’exprime que contre un réflexe ambiant (dans lequel ton billet s’inscrit) que nous avons de traiter de la question générale de l’avenir du français uniquement sous le prisme de l’immigration… qui n’est, au fond, qu’une toute petite partie de la problématique.
Ce réflexe est en train de prendre une telle ampleur à mon avis qu’il s’aproche dangereusement de «C’est la faute aux immigrants si le français va mal»… (Si tu voyais certains des commentaires que je reçois à mes extraits d’audience de la commission BT sur YouTube!) Et je comprends que plusieurs immigrants se sentent de plus en plus inquiets de la direction que prennent “nos” débats sur cette question.
Il n’est pas question de ne pas sobrement regarder la réalité en face pour «faire comme si de rien n’était»… Je ne te reproche pas d’avoir relevé des faits que je voudrait garder sous silence. Au contraire, les faits vivent mieux dans la lumière. Le jour ou je prône de passer une vérité sous silence… trucidez-moi quelqu’un!
Mais je reproche à ton billet de manquer de contexte et ainsi de donner l’impression que toute la question de l’avenir du français tient à la seule question de la francisation des immigrants.
C’est que j’ai une lecture différente des chiffres que tu cites (que je préseterai peut-être sous peu sur mon blogue …trop long ici) et je me désole de voir que le seul message qu’ils semblent t’envoyer soit «qu’il faut accélérer la francisation et faire en sorte que les enfants de ces immigrants rejoignent le système scolaire francophone»
C’est surtout la partie en gras qui m’a fait sursauter. Comment n’est-ce pas déjà le cas?
Et pour ce qui est d’«accélérer la francisation», tu sais que je suis pour… mais (et je ne dis pas que ce soit ton cas) j’ai souvent peur de ce que cela veut dire dans la bouche des autres. On y entend trop souvent une présomption que les immigrants n’ont pas la volonté de se franciser et c’est surtout ça qui me pique. Outre une augmentation des ressources à cet effet (qui serait très bénéfique), nous sommes près d’avoir atteint les limites de l’humainement possible en terme de ce que nous exigeons des individus qui arrivent ici.
C’est que des fois tu me donnes l’impression que tu veux aller visiter toutes les familles immigrantes pour les convaincre de parler français à la maison.
4 décembre 2007 à 8:59
DavidG,
La différence entre toi et moi est que toi tu as peur et tu veux que la langue française se retranche dans ses contrées. Moi j’ai confiance et je veux qu’elle prenne de l’expansion partout où elle a encore pied à terre.
As-tu si peu confiance en ton peuple, ta langue et ta culture pour croire que ce ne soit pas possible si on s’y met?
…
J’aime mieux ma coke que tes downers.
4 décembre 2007 à 9:30
DavidG,
Je te l’accorde, ce que je propose est beaucoup plus ambitieux que la souveraineté du Québec; un projet qui servirait bien la collectivité francophone mais que je ne touve bien en deçà de la grandeur de cette culture qui nous a donné naissance.
C’est vrai. Je rêve grand moi, monsieur. Mais que ça te donne l’impression que j’en sniffe de la bonne m’encourage… On disait quelque chose de semblable des souverainistes au tout début… et même s’il n’ont pas atteint leur but ultime, regarde comme leur rêve nous a fait progresser depuis 40 ans!
Ne serait-il pas temps de s’en donner un à la mesure des 40 prochaines?
Oui, oui, je sais… t’aimerais connaître mon dealer.
4 décembre 2007 à 10:22
Bonsoir à tous.
Bien que je comprenne le sentiment exprimé par Davidg (Bonsoir, monsieur!), et que je puisse sympathiser et avec lui et avec le monsieur qui l’émet- i.e. qu’on s’en crisse de ce qui ce passe hors Québec (je suis américain, je reconnais le sentiment, c’est tout à fait American)- néanmoins, je dois dire que je le trouve peu perspicace. Au Maine, d’où je suis, il y a actuellement un petite renaissance de la langue française (http://www.nytimes.com/2006/06/04/us/04french.html) due aux gens comme moi, qui ont voulu savoir plus de leurs ancêtres, de leurs traditions et de leur langue. Alors, si le Québec avait une présence institutionelle dans, et des liens plus étroits avec les états de la Nouvelle-Angleterre (et pourquoi pas la Louisiane aussi?) non seulement la situation économique du pays face au ROC, mais peut-être aussi la situation politique seraient améliorées. Et qui plus est, le Québec pourrait aider énormément à renforcer le sentiment de francité américaine qui nous unit tous, mais qui était déclaré mort chez moi.
Merci.
4 décembre 2007 à 11:01
M. Bergeron, I Love You!!! (Oups! Je vous dois un dollar.) Merci du fond du coeur d’avoir attiré mon attention sur cet article. C’est exactement le genre de truc que je recherche.
Voyez-vous les amis, je crois sincèrement que c’est là la chose à faire qui serait le plus bénéfique à l’avenir du français… pas la seule, mais la meilleure. Vivement, que le gouvernement du Québec s’implique, encourage et stimule de telles initiatives partout où elle sont possible!!!
Je trouve le fait que nous n’y soyons pas alors le gouvernement français s’y intéresse outrageusement scandaleux! Foque!!! J’ai de la misère à en revenir.
Ce que DavidG et ceux qui pensent comme lui ne semblent pas comprendre c’est que plus le français rayonnera à l’extérieur de nos frontières, plus il sera “en sécurité” ici.
La comparaison de l’attitude de DavidG au coté “jingoïste” de la mentalité américaine est tout-à-fait juste.
4 décembre 2007 à 11:16
L’idée manque encore de profondeur, mais à mon avis, c’est surtout à de telles initiatives que nous devrions lier le concept de citoyenneté québécoise.
…et non à une idée si peu rassembleuse que le droit de vote des nouveaux arrivants. Quelle sombre idée que celle là. Ce n’est pas comme ça qu’on galvanise une nation.
4 décembre 2007 à 11:53
« L’echo des mots lointains ne s’éteint pas si au relais tu es là. »
-Loco Locass
http://welcometomybrain.com/media/music/Loco%20Locass/Loco%20Locass.Manifestif.04.Langage%20toi.mp3
5 décembre 2007 à 8:06
Encore tes généralisations. Il y a un million de francophones hors-québec, ce n’est pas rien.
Il faut arrêter de penser que le québec est un état uniquement francophone et que le canada est uniquement anglais.
Historiquement, les deux sont un mélange d’immigrants de plein de cultures, autant anglais, francais, irlandais écossais et acadien. Le fait que la majorité des francphones se retrouvent au Québec et au Nouveau-Brunswick, ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’anglophones au Québec, et de francophones dans le ROC.
Et un québec séparé ne règlerait rien, le taux de natalité sera toujours aussi bas, et les immigrants seront nécessaires pour éviter une décroissance de la population.
Et au sujet des immigrants qui “choississent” le francais, je crois que cette statistique est biaisée à cause de la politique que le PQ a instituée, qui favorise les immigrants francophones, ce qui fait que de plus en plus, nos immigrants sont africains et arabes (la plupart du temps musulmans), parlant déja francais, au lieu d’immigrants d’autres pays, qui auraient très probablement appris le francais (ex: russe allemand, brésilien).
Il ne s’agit pas de racisme, mais bien de valeurs. Les immigrants européen, d’Amérique du sud, ou même certains pays asiatiques, ont des valeurs beaucoup plus proches des nôtres que les musulmans. C’est le prix à payer pour les politiques de discrimination sur la langue du PQ.
Dans le futur, je préfèrerais un pays bilingue avec des valeurs traditionelles, qu’un état islamique francophone.
5 décembre 2007 à 8:18
Christian,
Ton analyse face au choix du français à la maison est probablement juste.
Mais… En quoi les musulmans n’ont-il pas des “valeurs traditionnelles”?…
J’sais pas… moi j’vis parmi eux et j’trouve qu’ils sont plus près des valeurs traditionnelles que bien d’autres. C’est gros c’que tu dis là.
5 décembre 2007 à 10:09
Dans le sondage canadien, je me suis présenté comme unilingue francophone. Même si je me débrouille très bien en anglais et un peu moins bien en espagnol et en portugais. Pourquoi? Parce que ces statistiques sont CONSTAMMENT utilisées comme outil de propagande afin de faire avancer une idéologie canadienne axée sur le bilinguisme personnel, qui se substitue à un bilinguisme institutionnel; si “tout le monde” est bilingue, alors il n’y a plus de raison de protéger le français… n’est-ce pas? Le beau rêve fusionnel trudeauiste est consommé, and the ugly separatist are now fully evangelized. Alléluya!
ps: Comme bien des gens, je n’ai pas besoin d’une chaîne de courriels pour prendre des décisions.
5 décembre 2007 à 10:39
“Dans le futur, je préfèrerais un pays bilingue avec des valeurs traditionelles, qu’un état islamique francophone.”
Quand je lis ça, je me dis juste que le chat sors du sac…
5 décembre 2007 à 11:06
Christian, Je te relis et je trouve ton propos de plus en plus difficile à avaler: “Il ne s’agit pas de racisme, mais bien de valeurs. Les immigrants européen, d’Amérique du sud, ou même certains pays asiatiques, ont des valeurs beaucoup plus proches des nôtres que les musulmans.”
Objectivent, cette affirmation ne tient tout simplement pas debout… Tu ne dois pas connaitre beaucoup de musulmans toi. Je suis désolé Christian mais à moins que tu qualifies ces propos de détails plus précis, je ne peux le percevoir autrement… il s’agit bel et bien de racisme.
5 décembre 2007 à 11:24
@Alain B. et Mister Beurgeuron
Vous mettez la charrue devant les boeufs. Il faut faire la séparation du Québec AVANT de faire rayonner le français en Amérique. Pas APRÈS!
Mister Beurgeuron, tant mieux si une liliputienne minorité de francophones du Maine font des efforts pour retrouver leur héritage francophone perdu. C’est une initiative fort louable. Mais malheureusement pour vous ce n’est pas la priorité des Québécois. La priorité ici, c’est la séparation du Québec.
Je ne vous vise pas personnellement Mister Beurgeuron, mais au lieu d’essayer systématiquement de nuire au projet séparatiste, les francophones hors-Québec devraient l’encourager. Malheureusement, la plupart des francophones hors-Québec détestent profondément le Québec, en raison de la propagande anti-Québec des néo-colonialistes canadians, et ne veulent plus y revenir. C’est leur droit, mais qu’ils cessent de nuire systématiquement au projet séparatiste en agissant en collabos anti-Québec au service des néo-colonialistes canadians.
“Alors, si le Québec avait une présence institutionelle dans, et des liens plus étroits avec les états de la Nouvelle-Angleterre (et pourquoi pas la Louisiane aussi?) non seulement la situation économique du pays face au ROC, mais peut-être aussi la situation politique seraient améliorées” ( Mister Beurgeuron )
Le Québec n’est pas un pays. Pour qu’il devienne un pays, il faut qu’il fasse sa séparation. Quand le Québec sera un pays, là il pourra assurer une présence plus crédible à l’étranger! Il faut donc faire la séparation AVANT!
“Vivement, que le gouvernement du Québec s’implique, encourage et stimule de telles initiatives partout où elle sont possible!!!
Je trouve le fait que nous n’y soyons pas alors le gouvernement français s’y intéresse outrageusement scandaleux! Foque!!! J’ai de la misère à en revenir.” ( Alain B. )
C’est normal, le Québec n’est pas un pays. Quand le Québec sera séparé, il pourra assumer la même présence que la France. Il faut donc se séparer d’abord!
Dois-je vous rappeler aussi que le gouvernement Charest est libéral, donc fédéraliste et qu’il souhaite donc l’anglicisation du Québec et du reste de l’Amérique?
Alain B., la séparation du Québec n’est pas un dépresseur. Laissez ce discours de peur aux fédéraleux comme Christian Rioux!
5 décembre 2007 à 12:06
@Christian
“Il y a un million de francophones hors-québec, ce n’est pas rien.”
Merci au mouvement séparatiste qui a forcé les fédéraleux à intituer une politique de bilinguisme pour contrecarrer le projet séparatiste, asservir le Québec, et faire semblant qu’on se préoccupe de francophones du ROC. Lorsque le Québec se séparera, la langue officielle du Canada sera l’anglais et les néo-colonialistes canadians se feront un plaisir d’assimiler leurs collabos actuels.
Parmi ce un million, il y en a combien qui s’en servent comme véritable langue principale? Le pourcentage doit être très faible.
“Et un québec séparé ne règlerait rien, le taux de natalité sera toujours aussi bas, et les immigrants seront nécessaires pour éviter une décroissance de la population.”
En effet, un Québec séparé pourra contrôler ENTIÈREMENT son immigration.
“Et au sujet des immigrants qui “choississent” le francais, je crois que cette statistique est biaisée à cause de la politique que le PQ a instituée, qui favorise les immigrants francophones, ce qui fait que de plus en plus, nos immigrants sont africains et arabes (la plupart du temps musulmans), parlant déja francais, au lieu d’immigrants d’autres pays, qui auraient très probablement appris le francais (ex: russe allemand, brésilien).”
Bien sûr, c’était bien mieux en 1995, quand le fédéral choisissait ses immigrants pour qu’ils votent NON! Ça faisait votre affaire, n’est-ce pas, monsieur Rioux?
“Il ne s’agit pas de racisme, mais bien de valeurs. Les immigrants européen, d’Amérique du sud, ou même certains pays asiatiques, ont des valeurs beaucoup plus proches des nôtres que les musulmans. C’est le prix à payer pour les politiques de discrimination sur la langue du PQ.”
Ben oui, je suppose que cela justifie le traitement scandaleux réservé à Maher Arar, Adil Charkaoui et Said Jaziri (même si je déteste profondément ce dernier cependant) PAR LES AUTORITÉS FÉDÉRALES!
“Dans le futur, je préfèrerais un pays bilingue avec des valeurs traditionelles, qu’un état islamique francophone.”
Quelle divagation hystérique! Le pire, c’est que vous êtes sérieux et que je ne peux pas invoquer la “coke à Alain B.” pour vous excuser!
Vous faites preuve d’un anti-islamisme primaire. Et en plus vous avez le culot de traiter les séparatistes de racistes!
5 décembre 2007 à 12:33
Salut à tous,
Je viens à peine de découvrir ce blogue, mais j’ai tout de même cru bon de partager ma pensée…
Pour moi, ces données, soit que
“7,6 % parlaient surtout une langue autre que le français ou l’anglais à la maison, en hausse par rapport à 2001 (6,5 %). Cette progression s’explique également principalement par l’immigration.”
occultent un fait, qui en fait n’est pas occulté pour le moins qu’on le cherche et qu’on y pense, soit celui ci:
“Les nouveaux immigrants établis dans la RMR de Montréal proviennent de toutes les régions du monde, en particulier des pays francophones […] six des 10 pays de naissance en tête de liste pour les nouveaux immigrants à Montréal sont des pays où le français est parlé : l’Algérie (8,7 %), le Maroc (7,6 %), la Roumanie (7,2 %), la France (6,3 %), Haïti (5,2 %) et le Liban (3,2 %).”
http://www12.statcan.ca/francais/census06/analysis/immcit/montreal.cfm
Ainsi, que l’on parle de langue maternelle ou de langue parlée à la maison, ces données devraient être interprétées de manière toute particulière pour le Québec dans la mesure où nous choisissons des immigrants provenant majoritairement de pays “francophones. ” Ce dont il faut plus précisément se rappeler c’est que ces pays vivent souvent en situation de diglossie et donc que même si leur langue maternelle (ou parlée à la maison) est le créole, l’arabe, le roumain, ou une langue africaine, cela n’empêche pas qu’ils soient foncièrement francophones et francophiles, et transmettent les deux langues à leurs enfants.
Le français est-il réellement en perte de vitesse au Québec? Sincèrement, je n’en suis pas convaincue.
5 décembre 2007 à 12:59
Et quand le Québec séparé, qui va vouloir faire des affaires avec vous, qui va vouloir être vos alliés? Avec cette attitude de mépris, et impolitesse Davidg, personne. Québec le pays, sera toujours entouré par les maudits anglais du ROC et des States. Un tout petit pays pauvre, avec moins de gens dans tout le pays que dans nos villes, sans armée. Il y aura ici des gens qui regardera le Québec et verra une proie facile. Pensez-y.
5 décembre 2007 à 1:19
M. Bergeron,
personne n’a envahi la République Tchèque, la Slovaquie ou le Monténégro depuis leur indépendance. Laissez donc vos épouvantails au placard.
Un Québec indépendant serait, pour les entreprises étrangères, un marché comme un autre. Avec la possibilité d’y établir un siège social national ou régional, surtout s’il y a des incitatifs fiscaux (comme le fait actuellement la Macédoine) et l’accès à une population compétente et éduquée.
Économiquement, il est facile de rebondir en moins de 10 ans; voir la Slovaquie ou la Slovénie, par exemple.
Parlant de compétence, justement, les statistiques viennent de sortir. Les petits Québécois sont 4e au monde en maths et en science.
5 décembre 2007 à 1:53
Mister Beurgeuron
J’ai dit: “Je ne vous vise pas personnellement Mister Beurgeuron, mais au lieu d’essayer systématiquement de nuire au projet séparatiste, les francophones hors-Québec devraient l’encourager. Malheureusement, la plupart des francophones hors-Québec détestent profondément le Québec, en raison de la propagande anti-Québec des néo-colonialistes canadians, et ne veulent plus y revenir. C’est leur droit, mais qu’ils cessent de nuire systématiquement au projet séparatiste en agissant en collabos anti-Québec au service des néo-colonialistes canadians.”
Mon seul regret dans mon affirmation, c’est “Je ne vous vise pas personnellement Mister Beurgeuron”. J’aurais dû vous viser personnellement, car vous venez de faire exactement ce que je dénonce chez les francophones hors-Québec. De vrais collabos au service des néo-colonialistes canadians.
“Et quand le Québec séparé, qui va vouloir faire des affaires avec vous, qui va vouloir être vos alliés? Avec cette attitude de mépris, et impolitesse Davidg, personne.”
BOUH! SAUVEZ-VOUS, LE BONHOMME SEPT HEURES ARRIVE!
TOUS AUX ABRIS!
Comme si tous les Québécois étaient méprisants et impolis!
Faites-vous en pas, les entreprises s’en câlissent de la politique et vont faire affaire avec des entreprises québécoises parce que c’est rentable.
“Québec le pays, sera toujours entouré par les maudits anglais du ROC et des States.”
Maudits anglais? C’est vous qui le dites pas moi! À ce que je sache, le Québec est déjà entouré par des anglophones. En quoi la séparation du Québec va-t-il détériorer la situation?
“Un tout petit pays pauvre”
En 2006, le Québec était au 40e rang pour la taille de son économie devant devant le Portugal (42e), le Danemark (46e), la Finlande (50e) et l’Irlande (51e). Le Québec était 22e pour son PIB per capita devant l’Italie et l’Espagne. Par mal pour une nation croulant sous la pauvreté. Imaginez si on se débarrassait du fédéral qui nuit à l’économie québécoise par son inutilité et les impôts élevés qui découlent de sa sur-centralisation!
Mais c’est vrai, la terre est plate et l’Europe n’existe pas!
“avec moins de gens dans tout le pays que dans nos villes”.
Il y a environ six fois de gens au Québec que dans l’État du Maine. Seules les agglomérations de New-York, Los Angeles et Chicago sont plus populeuses que le Québec aux États-Unis.
“sans armée”
Le Québec aura une armée, ou à tout le moins une garde nationale. Mais cette armée coûtera beaucoup moins cher que l’armée canadienne et l’armée américaine, car ceux-ci sont des armées d’aggresion et non pas de défense du territoire.
Le Québec n’a pas de visées impérialistes, il a d’autres priorités que de saccager les programmes sociaux pour mieux agresser des pays étrangers.
“Il y aura ici des gens qui regardera le Québec et verra une proie facile.”
Encore la campagne de peur et les menaces. Toujours la même recette à la con pour asservir le Québec. Ma foi, vous jouez à merveille votre rôle de collabo!
Saviez-vous que même Jean Charest croit que le Québec est capable de réussir son indépendance?
Comme si le Canada n’était pas déjà une proie facile pour les États-Unis! Suffit de constater l’attitude du fédéral en ce qui concerne les guerres impérialistes et Kyoto.
De toutes façons, les États-Unis ont beaucoup d’autres pays à envahir avant le Québec. Il n’y a pas beaucoup de pétrole au Québec et la culture du pavot ne pourra pas être aussi florissante qu’en Afghanistan. Ça fait plus de 60 ans que les autorités américaines et sioni-fascistes israéliennes essaient d’exterminer la Palestine et ils n’ont pas encore réussi!
Finalement, restez chez vous et crissez-nous patience! On n’a pas besoin de parasites comme vous au Québec. La plupart des américains anglophones sont plus respectables que vous et n’oseraient jamais affirmer de telles sornettes.
Colonisé!
5 décembre 2007 à 1:56
Bravo Monsieur Dufort!
À moins que le Bergeron ne soit pas le même qu’au début…
5 décembre 2007 à 2:24
La langue française au Québec est aussi menacée par plusieurs de nos compatriotes colonisés qui administrent certains forums de discussion sur internet, populaires, supposément apolitiques et de divertissement, et qui prônent que la vie serait ben plus facile au Québec si tout le monde parlait anglais. C’est bien beau de débattre de statistiques sur un blog entre intellectuels mais des fois faudraient peut-être fréquenter les gens ordinaires sur des forums ordinaires. Vous seriez surpris du travail de colonisés et d’adéquistes qui s’y fait hypocritement et qui leurre des internautes limités dans leurs connaissances politiques. Je dis ça comme ça sans vouloir vous froissez bien sûr.
5 décembre 2007 à 2:46
«une idéologie canadienne axée sur le bilinguisme personnel, qui se substitue à un bilinguisme institutionnel; si “tout le monde” est bilingue, alors il n’y a plus de raison de protéger le français… n’est-ce pas? Le beau rêve fusionnel trudeauiste est consommé, and the ugly separatist are now fully evangelized.»
C’est le multiculturalisme. Voir Neil Bissoondath «Le Marché aux illusions» excellente critique du multiculturalisme. Venant de lui, un immigrant fédéraliste, la critique du multiculturalisme n’en est que plus crédible. Et la Charte des droits fédérale est le plus bel exemple de droit (law) individualiste à l’américaine alors que le droit civil québécois donne priorité aux droits collectifs.
Il faut 2,1 enfant par femme pour renouveler la population, et nous ne l’avons pas tous les ans.
5 décembre 2007 à 2:48
J’ai oublié de dire que je citais hdufort et que je suis d’accord avec son analyse.
5 décembre 2007 à 2:51
Gaétan : mon fils m’a déjà dit ça. Je lui ai répondu : et je n’aurais pas de job (je suis traductrice). Mais moi aussi cette attitude me met en crisse. Pourquoi vouloir absolument se standardiser? La vraie vie n’est pas Star Trek, non plus!
5 décembre 2007 à 2:55
Davidg,
Peut-être vous ai-je mécompris? Mais, la déformation de mon nom m’a piqué un peu. Si vous avez trouvé mon commentaire méprisant, je vous prie de me pardonner, parce que ce n’était pas du tout mon intention.
Je ne suis pas collabo, je n’essaie pas de faire peur ou de menacer. Ça serait bête, qu’est-ce que je m’en fous, ce n’est pas mon pays à moi et j’ai mes propres problèmes politiques à l’américaine. Peut-être avez-vous remarqué que nous sommes devenus tout fous ces dernières années. Soit. Pour moi, je voudrais voir un Québec indépendant, mais ce n’est pas sans risque. Malheureusement, l’impérialisme n’est pas (encore) mort dans mon pays et Québec a toute cette eau-là.
Je voudrais faire des amis, et ne veux pas engeuler ou me faire engeuler.
5 décembre 2007 à 3:11
Gaétan
1) Votre blogue est à l’adresse:
http://pdaleblaispdale.blogspot.com/
2) Je ne crois pas que vous allez froisser personne ici. Merci de nous traiter d’ “intellectuels”, je le prends comme un compliment. Peu de gens ont cette prétention ici (quoique je me considère effectivement comme un intellectuel personnellement, un intellectuel anti-social de fond de site d’enfouissement mais quand même)
“C’est bien beau de débattre de statistiques sur un blog entre intellectuels mais des fois faudraient peut-être fréquenter les gens ordinaires sur des forums ordinaires.”
Bon point mais plusieurs ici le font déjà.
J’ai beaucoup plus peur des intellectuels que du monde ordinaire. Les intellectuels peuvent créer un consentement artificiel dans une population mal informée.
Bien sûr, ces blogues populaires sont nuisibles mais, j’ai beaucoup plus peur des intellectuels comme Maurice Dantec, Carl Bergeron, André Arthur (oui, il s’exprime de manière populiste mais c’est loin d’être un con), des idéologues du webzine libertarien “Le Québécois libre” et des intellectuels au service des thinktanks comme l’Institut Économerdique de Montréal que des idiots congénitaux qui peuplent plusieurs blogues.
“La langue française au Québec est aussi menacée par plusieurs de nos compatriotes colonisés.”
Bon point mais ces gens ne sont pas nos compatriotes parce qu’ils en ont décidé ainsi. Ce ne sont pas des Québécois, ce sont des “French Canadians living in La Belle Province of Quebec”. Tout de même, ce sont ces gens qu’il faudra convaincre pour réussir la séparation.
Pour ce faire, il faudra que les séparatistes eux-mêmes cessent de se diviser entre PQ, ADQ, Verts Suicidaires et Abstentionnistes, et qu’ils se réunissent dans un parti commun.
C’est le comportement actuel et la division des forces séparatistes qui est la principale menace pour la langue française au Québec en ce moment. Ce n’est pas seulement de la faute des fédéraleux!
5 décembre 2007 à 3:45
Mister Beurgeuron, j’ai volontairement déformé votre nom à l’anglaise pour exposer les conséquences négatives pour un francophone de vivre dans un milieu anglophone plutôt que de choisir de vivre dans un milieu francophone comme le Québec.
“Je ne suis pas collabo, je n’essaie pas de faire peur ou de menacer.”
Peut-être, mais votre commentaire précédent était typique de la campagne de peur des néo-colonialistes canadians. Ce genre d’épouvantail à moineaux m’écoeure pronfondément. Même Jean Charest considère que le Québec a les moyens de se séparer!
“Peut-être avez-vous remarqué que nous sommes devenus tous fous ces dernières années.”
Nous tous? De qui parlez-vous quand vous dites “nous tous”? Les Américains, les Québécois, ou les deux?
“Pour moi, je voudrais voir un Québec indépendant, mais ce n’est pas sans risque.”
Bien sûr qu’il y a un risque! Mais ce risque en vaudra la peine. La séparation du Québec ne sera pas une partie de plaisir, ce sera difficile pendant un certain temps mais ça vaudra la peine de surmonter ces épreuves.
“Malheureusement, l’impérialisme n’est pas (encore) mort dans mon pays et Québec a toute cette eau-là.”
Premièrement, l’eau n’apparaîtra pas comme par magie au Québec à cause de la séparation pour compenser la perte de “Nos Montagnes Rocheuses”, cette eau existe déjà!
Finalement, en ce qui concerne l’impérialisme américain, de plus en plus d’Américains en ont soupé, commencent à douter de la version officielle du 9/11, doutent de la légitimité des guerres impérialistes et n’appuient plus George W. Bush. De plus, la candidature présidentielle du Républicain Texan Ron Paul (que David Gagnon de antagoniste.net associe aux Nazis), un anti-impérialiste convaincu très populaire au Texas, attire de plus en plus de gens et risque de donner des résultats intéressants à long terme.
Par contre, le problème c’est que les deux partis américains sont impérialistes et cette culture politique sera fort difficile à changer. Mais les autorités américaines ont d’autres chats à fouetter que d’envahir le Québec.
5 décembre 2007 à 4:07
Je veux saluer le commentaire d’Ella. Je crois bien partager son analyse.
J’ajouterais à ça que ce qui fait que toute cette question m’inquiète moins que Renart et les autres est cette vérité de fond: Toutes ces fluctuations récentes dans les données sur l’usage du français à la maison sont certes dûes aux augmentations des taux d’immigration des dernières décennies. Mais elles sont rendues totalement académiques par le fait que tous les enfants de ces foyers, qu’on y parle français ou non vont à l’école française et le taux de francisation de cette génération là est ahurissant. …et à mesure que ces générations successives cosmopolites mais ayant comme première langue civique sinon maternelle le français formeront leurs propres “foyers” nous verront les stats s’améliorer.
Evidemment, sans un changement dans les taux de natalité, la nécéssité de toujours absorber l’immigration au même rythme qu’actuellement peut (et je dis bien “peut” car je ne crois que la conclusion soit inévitable) porter à s’inquiéter lorsqu’on regarde les chiffres cités par Renart.
Mais heureusement là aussi, en partie grâce aux nouveaux arrivants qui participe à le garder à le taux à flôt, les tendances générales semblent bonnes.
À long terme, l’augmentation du nombre d’individus qui choisiront le français comme langue principale est surtout reliée à l’augmentation des individus qui seront issus d’écoles primaires et secondaires françaises avant de former les foyers de demain. Pour que cela se produise, il faut augmenter le nombre d’individus qui prenne ce chemin avant de devenirs citoyens actifs. D’où mon insistance sur la natalité et les écoles.
Autrement, on ne peut pas exiger des adultes qui arrivent ici qu’ils changent de langue maternelle… c’est tout simplement impossible. C’est déjà beaucoup qu’ils apprennent le français, ce qu’ils font. Je ne vois rien dans les chiffres cités ici qui indique le contraire… que la langue parlée au foyer soit autre que le français ne signifie pas que l’on en a pas une bonne maîtrise.
Si on compte tout simplement le nombre de “parlants français” en Amérique (et dans le monde) la croissance est étonnante.
…
J’invite tout le monde à prendre 10 minutes pour visionner ce clip : http://emerillon.niala.net/index.php?l=2007/12/la-sant-du-franais.html (une entrevue à Bazzo.tv) qui permet de se détacher un peu de notre petite perspective immédiate pour la regarder dans un plus grand contexte et peut-être voir que ça ne va pas si mal que ça.
…
Davidg,
Je n’ai heureusement pas le temps pour l’instant de m’adresser dans le détail à toutes tes crétineries… Je commence vraiment à me demander si tu en vaux la peine. Ton attitude et ton mépris envers les autres me repoussent et ne t’aident vraiment pas à faire passer tes idées. Ton besoin de diminuer tes adversaires de façon mesquine et méprisante (”Mister Beurgeuron”… ’stie qu’c'est puéril, man!) sont plutôt signe de la pauvreté intellectuelle de ton analyse.
Pas fort.
5 décembre 2007 à 4:37
Davidg,
Mon nous est forcément américain. Je ne suis ni québécois, ni canadien et je ne serais jamais aussi prétentieux de parler aux noms d’autres peuples. Quant à mon argumentation colonialiste, bah. Comme j’ai dit, Québec indépendant, bien avec moi. Mais je suis plutôt réaliste et je pense que les States prendraient le côté canadien. Et il y aurait des conséquants économiques que vous devez garder en tête.
Et votre eau est déjà convoitée par nous (américains) et promet de l’être de plus en plus dans l’avenir. Et ne pensez surtout pas que quelque fêlé de président n’enclencherait pas une guerre avec nos bons voisins. Mexique? 1812? Hawaii. Triste, mais vrai.
Vous avez raison, les deux foutus partis d’ici sont impérialistes, l’un plus que l’autre mais au fond deux pareils. Ça va changer, mais ça prend du temps. Nous essayons, mais il est difficile de lutter contre la puissance de $$. Ron Paul est le Dennis Kucinich des Républicains, si vous me comprenez.
Ah, pardon, je n’ai pas compris ce que vous faisiez là. A l’anglais mon nom se prononce beurdgeuron avec dg comme bridge (c’est la façon que mes parents le prononcent), mais moi, je ne le prononce pas comme ça, je dis beurjeuron avec un j comme jour comme un bon fraçais.
Bonne discusion, quand même. Merci pour m’engager, ç’a été très intéressant!
5 décembre 2007 à 5:01
M. Bergeron,
Vous êtes trop gentil. (Bonne tactique) Je m’envenais vilipender Davidg, mais de vous lire m’a plutôt donné honte de la colère inutile que j’entretenais à son égard.
J’essaierai donc de m’en limiter à ses idées… un peu plus tard.
5 décembre 2007 à 5:19
@Alain B.
Si M. Bergeron veut cesser de se faire appeler “Mister Beurdgeuron”, il n’a qu’à venir au Québec nous aider à faire la séparation. Y a rien du puéril là-dedans, je ne fais que décrire ce qu’il est réellement, i.e. un colonisé francophone dans un milieu anglophone.
Pouvez-vous me faire la liste de mes soi-disant “crétineries” et me dire en quoi elles sont fausses? Difficile de trouver concept plus crétin que celui de faire rayonner le français en Amérique AVANT de faire la séparation du Québec.
Alain B., je ne vous méprise pas personnellement. Vous avez même le droit de sniffer du bon stock si vous voulez (ce n’est pas un acte criminel selon moi), mais je me permets de critiquer les idées saugrenues que cette subtance douteuse engendre.
Suis-je méprisant envers d’autres personnes? Certainement, je méprise des idéologues comme Mister Curichstiun Ryouks m’écoeurent profondément lorsqu’il méprise les méchants séparatissssssssssssses racisssssssssssssssssses et leur “maudit joual tellement mauvais en comparaison avec le merveilleux français de France”!
Je méprise aussi des propos comme ceux de Mister Beurdgeuron (il a modéré ses propos dans son dernier commentaire, ce qui est bien) qui sont fort semblables aux campagnes de peur des fédéraleux.
Soyez sérieux et rigoureux dans votre argumentaire et je vais vous respecter au plus haut point.
Et en ce qui concerne la dénatalité, pouvez-vous cesser de mépriser les gens qui ne veulent pas d’enfants ou qui ne veulent pas fonder-une-famille-dans-un-bungalow-avec-deux-fougonnettes-hybrides-en-banlieue-avoir-un-bébé-parce-que-tout-le-monde-le-fait-dumper-leur-bébé-à-l’orphelinat-CPE-pour-que-les-deux-parents-produisent-pour-la-crisse-de-compagnie-et-que-le-père-perd-son-droit-de-garde-lors-d’un-divorce-même-si-la-mère-est-incompétente?
5 décembre 2007 à 5:23
@Alain B.
Ne vous gênez pas pour me vilipender. Il n’y a pas de honte à cela. C’est vrai que je suis dur avec vous!
5 décembre 2007 à 5:33
“Peut-être avez-vous remarqué que nous sommes devenus tous fous ces dernières années.”
Les Québécois se traitent d’anti-américains primaires pour beaucoup moins que ça!
Certains américains sont fous mais pas tous. Quand les Américains ont élu George W. Bush, c’était pour faire baisser les impôts et non pas faire des guerres impérialistes. En ce qui concerne sa réélection, Kerry était tellement mauvais que cela est compréhensible.
Au Maine, vous êtes un bastion démocrate qui n’a jamais appuyé les visées impérialistes du régime des Bush. On est loin du Texas (quoique la popularité de Ron Paul me fait croire que même les Texans commencent à douter de Bush).
5 décembre 2007 à 6:08
“un colonisé francophone dans un milieu anglophone.”
Davidg, ce n’est même pas possible, ce que vous dites là. Je suis un citoyen des Etats-Unis, j’y étais né et ma langue maternelle est l’anglais, donc je suis un anglophone qui parle français et qui prends de l’intérêt de ce qui se passe chez vous parce que c’est de là que sont venus quelques uns de mes ancêtres. En Californie (la neuvième économie la plus importante du monde, merci beaucoup et polyglote), où j’ai fait ma vie, on n’aime pas moins Bush qu’en Nouvelle-Angleterre. C’est un con, une riche tête vide à qui toutes choses viennent gratuit grâce aux amis de son père. Il n’est même pas texan, il est de Connecticut. Sheesh. Je n’ai jamais voté pour cette cave-là. Son élection était une erreur, peut-être la plus grosse de l’histoire de notre république.
Ah, les Québécois se font traiter de beaucoup de choses d’après ce que j’ai lu. Mais laissons.
Je suis désolé que vous n’aimez pas ce que j’ai à dire. Ça m’est égal.
Bonne journée malgré vous!
5 décembre 2007 à 6:49
“Je suis un citoyen des Etats-Unis, j’y étais né et ma langue maternelle est l’anglais.”
Sachant cette nouvelle information, je vous appelerai dorénavant “Monsieur Bergeron”! Bravo pour votre effort que plusieurs anglophones racistes du West Island de Montréal ne veulent pas faire.
“Ah, les Québécois se font traiter de beaucoup de choses d’après ce que j’ai lu.”
Ce n’est pas exactement ce que je voulais dire. En fait, les Québécois (au sens Québec-territoire) pro-impérialistes de droite comme Mario Roy de la Presse à Desmardais et David Gagnon de antagoniste.net ( http://www.antagoniste.net/?p=2176 ) traitent les gens d’ “anti-américain primaire” dès que quelqu’un OSE remettre en question une décision des autorités américaines.
Pour ces pro-impérialistes de droite, toutes les décisions des autorités américaines sont bonnes et ne peuvent pas être remises en question.
Faut dire que lors de sa première élection, Bush n’avait pas gagné la Floride!
5 décembre 2007 à 6:57
“Pour ces pro-impérialistes de droite, toutes les décisions des autorités américaines sont bonnes et ne peuvent pas être remises en question.”
Ah, l’effet Fox News… désolé pour cet aspect de notre culture, c’est honteux.
5 décembre 2007 à 7:00
“Faut dire que lors de sa première élection, Bush n’avait pas gagné la Floride!”
Non, il ne l’a pas gagné et l’intervention de la Cour Suprême des Etats-Unis dans cette affaire était illégal, à mon avis.
5 décembre 2007 à 7:08
Pour ramener le sujet dans la bonne voie, j’aimerais ajouter un commentaire de Pierre R. sur Cent Papiers, qu’il a écrit après avoir lu mon texte ici :
5 décembre 2007 à 7:11
Vous voyez bien qu’il y a moyen de s’entendre!
Ne sous-estimez pas le sens démocratique de vos compatriotes. Les États-Unis seront les premiers (à part la France) à reconnaître l’indépendance du Québec s’il se réalise démocratiquement, et ce bien avant le Canada. Les Américains n’ont pas intérêt à ce que l’incertitude politique perdure.
“Ah, l’effet Fox News… désolé pour cet aspect de notre culture, c’est honteux.”
C’est normal que les Républicains aient leur organe de propagande, et au moins ils ne s’en cachent même plus! Le peuple américain n’a pas à avoir honte de cela. Au Québec, nous avons la Presse à Desmardais qui fait semblant d’être neutre et les gens ne s’en rendent même pas compte! Ça c’est honteux!
5 décembre 2007 à 7:22
@M. Bergeron
“Mais je suis plutôt réaliste et je pense que les States prendraient le côté canadien.”
Ils ne vont prendre ni le côté Canadien, ni le côté Québécois: ils vont prendre le côté des bonnes affaires$$$$ avec les deux pays, comme toujours!
“Et votre eau est déjà convoitée par nous (américains) et promet de l’être de plus en plus dans l’avenir.”
Rien à voir avec la séparation. Le problème existe déjà.
“Et ne pensez surtout pas que quelque fêlé de président n’enclencherait pas une guerre avec nos bons voisins. Mexique? 1812? Hawaii. Triste, mais vrai.”
Ne reculez pas trop loin dans l’histoire. Faut pas exagérer! Si les américains avaient voulu envahir le Canada, ce serait déjà fait. Rien à voir avec la séparation.
Une annexion démocratique du Québec aux États-Unis? Possible, les Québécois devront voter NON à ce moment-là, c’est tout!
“Ron Paul est le Dennis Kucinich des Républicains, si vous me comprenez.”
Je comprends l’analogie mais la campagne de Paul se porte beaucoup mieux que celle que Kucinich. Et Paul a beaucoup plus de moyens financiers que Kucinich.
5 décembre 2007 à 7:34
@Renart
Excellent le