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Pour des excuses du B’nai Brith
Par Renart L'éveillé | 26 octobre 2007
Il y a quelque chose de bien dommage avec la décision du B’nai Brith de frapper de cette manière sur l’idée de Pauline Marois, car, de prime abord, cette accusation est disproportionnée, puisque le projet est à la base linguistique et non ethnique. Nous sommes vraisemblablement en démocratie, et nous sommes en droit de nous demander si ce projet est bon ou non, cela a été fait d’un côté comme de l’autre depuis quelques jours et il semble que d’après les sondages la population a des opinions mitigées sur la question, comme à son habitude…
En plus, depuis les derniers jours, les médias de la famille Gesca (et Radio-Canada) ont fait leurs choux gras des divergences d’opinions, LCN rapportait que dans le Canada anglais le projet a été qualifié de « raciste, totalitaire et fasciste » et qu’un éditorialiste a écrit « qu’il faut arrêter le racisme qui fait rage au Québec ». Il n’y a que Le Devoir qui publie des points de vue favorables : quelques lettres ouvertes de citoyens.
Mais c’est du côté des blogues que provient la preuve qu’il y a une disproportion, et qui prend l’exemple du B’nai Brith, dans ce qu’il défend et qui donc dit : fait ce que je dis, pas ce que je fais! En effet, le blogueur Guill, de Coups de clavier!, a découvert dans les archives de l’Université Laval que les lois qui régissent la citoyenneté en Israël sont très contraignantes et rendent même le projet de Pauline Marois très raisonnable, voire tempéré.
Ainsi, la loi israélienne demande à tout postulant d’avoir une certaine connaissance de la langue hébraïque et fait une importante distinction entre l’acquisition de la citoyenneté par les requérants juifs et celle des non-juifs, ce qui concerne les Arabes et les autres :
Quant aux Arabes israéliens, ils obtinrent la citoyenneté à partir d’un fondement juridique différent: celui de leur résidence sur le territoire israélien, à la condition qu’ils aient été présents de façon ininterrompue sur le territoire entre le 14 mai 1948 et l’entrée en vigueur de la loi. Dans tous les autres cas, il est impossible pour un non-juif de devenir citoyen israélien.
Alors, avec ce point de comparaison, il serait facile de retourner l’insulte, mais loin de moi l’idée de me lancer dans une croisade du genre. Mais la simple logique demanderait au moins des excuses publiques du B’nai Brith, ou sinon un réquisitoire tout aussi dur de leur part envers la loi de citoyenneté en Israël. C’est qu’en insultant ce projet de la sorte, ils insultent les citoyens qui ont votés pour ceux qui le mettent de l’avant, et encore plus ceux qui sont d’accord, aujourd’hui.
À moins qu’ils nous prouvent que la cause juive en Israël est plus importante que la cause francophone au Québec. Ce que j’en comprends, c’est que le choix pour les juifs de pouvoir opter pour l’anglais seulement comme langue d’intégration au Québec est le plus important, et que ce choix devrait perdurer ad vitam aeternam, au gré des futures immigrations juives…
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30 commentaires à “Pour des excuses du B’nai Brith”


(4.75 sur 5)
26 octobre 2007 à 1:25
Renart, retire ce texte immédiatement ou tu vas te faire poursuivre par le B’nai Brith!
Une belle gang de racistes que ce B’nai Brith. Prépare-toi à te faire traiter de raciste et d’anti-sémite par les fédéraleux!
P.S.: AVIS AUX FÉDÉRALEUX! JE NE SUIS PAS ANTI-SÉMITE ET LES JUIFS ONT LE DROIT D’EXISTER ET D’EXPRIMER LEUR OPINION. MAIS J’AI LE DROIT DE CRITIQUER UNE ASSOCATION RACISTE QUI N’EST PAS RÉELLEMENT REPRÉSENTATIVE DE LA COMMUNAUTÉ JUIVE QUÉBÉCOISE!
Excellent billet tout de même, Renart!
26 octobre 2007 à 2:27
C’est vrai que le projet suscite beaucoup plus de contreverse qu’il le serait ailleurs dans le monde.
C’est la preuve que le multiculturalisme est assez bien ancré dans la culture québécoise.
Il faut laisser passer la tempête. La citoyenneté québécoise n’est pas innée. Elle devrait se mériter.
Le projet de loi propose de la discrimination, c’est vrai. Et, sur la base de la langue. Mais, est-ce si mauvais?
Je ne pense pas…
gs
26 octobre 2007 à 2:33
Dernière heure 12 h 30 :
Le nouveau projet de Loi de M. Harper du Parti Conservateur du Canada va restreindre le droit de voter le visage voilé ce qui va à l’encontre de deux dispositions de la Charte soit celles de la liberté d’expression et de la liberté de religion.
Que va en penser le B’nai Brith et la Commission des Droits de la personne, l’ADQ et les libéraux et les médias fédéralistes ? Vont-ils monter aux barricades ?
26 octobre 2007 à 2:48
Si on devait se comparer aux autres pays du monde, on passerait en general pour de bons gros bisounours sympathiques. Mais bon, nous faire passer pour des racistes pour consolider le vote ethnique, ce n’est pas comme si c’etait nouveau au Quebec. Vite un pays !
26 octobre 2007 à 2:54
Merci Antipollution pour la nouvelle!
Pas fou mon Reblochon!
26 octobre 2007 à 3:22
Désolé pour le radotage mais je trouve que cela a sa place ici.
Lisez cette merde raciste! Fuck you Don “Cherry” Martin!
IT’S TIME TO STOP THE RACISM NOW RAGING IN QUEBEC
Politicians scrambling for identity are attacking democracy.
Don Martin, The Calgary Herald
Published: Thursday, October 25, 2007
The floundering Bloc Québécois couldn’t wait to put its stamp against an “unreasonable accommodation” for visible minorities. They rushed forward a bill this week to block Muslim women from voting behind their burqas.
Never mind that the ruling Conservatives last week proclaimed their intent-to-legislate on this contrived controversy or that Muslim women already comply with face-revealing requirements to obtain a driver’s licence or passport, the risk of a covered female face in a ballot booth was so horrifically galling, two federal parties raced to put their name on its prohibition. (Note to the million rural residents in Canada now ineligible to vote because they don’t have a street address: Hang in there. Your government will help you after fixing this farcical threat.)
Given the various actions of separatist forces this month, with a surprising assist from the provincial Liberals, the only face that needs to be uncovered is that of thinly veiled racism now raging in Quebec politics.
In the scramble for a purified and cleansed Quebec identity, various politicians are proposing or mulling over a shocking series of democratic limitations on anglophones or “foreign nationals,” including newcomers from the other nine provinces.
The right to run for office, vote in any election, even pick a neighbourhood to live in would be limited by a person’s French-speaking prowess, if assorted kick-around proposals of highly questionable constitutionality come to pass.
The Bloc has been kicking up a daily fuss in the House of Commons this week, demanding that provincial French-language handcuffs be applied to all federal employees, lest the few workers now exempt from Bill 101 utter a few words of illegal English in the process of earning an Ottawa-issued paycheque.
That line of attack was so bizarre, even lightweight cabinet minister Josée Verner sounds uncharacteristically forceful in denigrating the Bloc for taking 17 years to finally raise objections to a 30-year-old situation.
The hullabaloo continued with a Parti Québécois bill filed in the National Assembly by leader Pauline Marois proposing Quebec citizenship that would require French-language testing for future election candidates. That went too far even for former PQ leader Bernard Landry, no stranger to ethnic-bashing himself, but it was given the okeedokee from Bloc leader Gilles Duceppe.
Even while that bill was being ridiculed by federalists in Quebec, the PQ language critic was musing on an open-line radio show that anglophones in Montreal might lose the right to vote if Quebec became sovereign. To be fair, he did beat a slight backtrack in the angry aftermath.
Sadly, it’s not just a separatist purge of linguistic impurity that should be giving rights advocates the shivers. Immigration Minister Yolande James, who lives in Montreal, was caught in a memo proposing immigrants be forced to “live their Quebec values concretely” through forcible confinement to francophone communities. After a few years of French-only isolation in Jonquière, she figures, the internment would “awaken them to the realities, the language, and the ways of Quebec.”
I wish I was making this up. Alas, no.
What’s worse, all this is playing against the soundtrack of the “reasonable accommodation” hearings of the cultural differences commission, where witnesses sound increasingly unreasonable in accommodating anti-immigrant sentiment.
The drift of all this is impossible to miss: Non-francophones are not wanted, welcome and may, if Quebec ever achieves sovereign status, be denied Canadian taken-for-granted freedoms of voting, working, speaking and living according to their desires. And you thought Afghanistan had trouble with the democratic concept.
Imagine, if you can, Albertans engaging in such aggressive cultural protectionism — rolling out special oil patch citizenship and demanding all jobseekers live, speak and limit their religious practices according to established standards backed by a skill-testing question on Ian Tyson music.
There’d be coast-to-coast condemnation, a frenzy of national outrage against knuckle-dragging rednecks who apparently married inside their immediate family a tad too often to accept worldly cultures.
The studied silence from the federal government as Quebec turns increasingly and inwardly xenophobic has been unsettling. Clearly they don’t want to be seen badmouthing the Quebecois as they struggle to define their newly recognized “nation” as an unjust francophone society built on ethnic suspicion and cultural intolerance.
But the emotions, opinions and positions now dominating political discourse in Quebec smack of a class-divided racism that should not be tolerated — in either official language.
26 octobre 2007 à 3:26
Cette citoyenneté est-elle ancrée dans le territoire du Québec, ou bien dans la nation québécoise. Ces deux concepts sont-ils interchangeables? Difficile de répondre à ces questions, parce que notre non-souveraineté rend la définition du “nous” difficile, pour ne pas dire périlleuse. Tout un exercice de contorsion sémantique, causé par notre soumission obligée aux diktats de la Constitution candienne et à ses documents corollaires.
26 octobre 2007 à 3:57
Le B’nai Brith n’est pas représentatif, Dieu merci, de la communauté juive. Une citoyenneté basée sur la langue n’est évidemment pas raciste, mais est-ce vraiment nécessaire ? Pour ce qui est des postes électifs, je vois difficilement comment quelqu’un ne parlant pas français pourrait se faire élire (sauf là où la communauté est fortement anglophone, mais en quoi est-ce alors un problème ?).
Le Québec a réussi, grâce à la Loi 101, à créer un équilibre entre la majorité francophone et la minorité anglophone qui nous fait honneur. Le débat sur les accommodements raisonnables fait surgir assez de démons qui n’ont rien à voir avec cet équilibre pour qu’il ne faille pas en plus jeter de l’huile sur le feu avec un projet prématuré de citoyenneté. C’est d’autant plus dommageable que l’idée d’avoir une constitution québécoise est, en revanche, excellente et même tout à fait possible en vertu même de la constitution canadienne, mais qu’elle se trouve ternie par l’idée de citoyenneté linguistique.
26 octobre 2007 à 3:59
Monsieur Monette, pourquoi se compliquer la vie quand on peut se séparer?
26 octobre 2007 à 4:06
Renart, prépare-toi à te faire poursuivre par le B’nai Brith!
26 octobre 2007 à 4:18
Voici pourquoi les fédéralistes en ont tant contre le projet de loi, car si ce projet de loi avait été en vigueur lors du référendum de 1995, nous l’aurions gagné. Lisez-le bien ce projet de loi avant de commenter à tors et à travers comme savent si bien le faire les fédéralistes et les mous:
«TITRE DEUXIÈME.1
« DE LA CITOYENNETÉ QUÉBÉCOISE
« 49.1. Est instituée une citoyenneté québécoise.
« 49.2. A qualité de citoyen toute personne qui :
1° détient la citoyenneté canadienne et est domiciliée au Québec le (indiquer
ici la date de l’entrée en vigueur de la présente loi) ;
6
2° est née au Québec ou est née à l’étranger d’un parent détenant la
citoyenneté québécoise après le (indiquer ici la date de l’entrée en vigueur de
la présente loi).
Le ministre attribue la citoyenneté à toute personne qui, à la fois :
1° détient la citoyenneté canadienne depuis au moins trois mois ;
2° est domiciliée au Québec ;
3° a résidé d’une manière effective sur le territoire du Québec pendant six
mois, dont les trois mois précédant le dépôt de sa demande ;
4° a une connaissance appropriée de la langue française ;
5° a une connaissance appropriée du Québec et des responsabilités et
avantages conférés par la citoyenneté.
26 octobre 2007 à 5:16
Antipollution:
Pourquoi monterait-on aux barricades ? N’est-ce pas ce que tout le monde voulait, droitiste comme gauchiste, fédéraliste comme souverainiste ?
Mais parce que c’est Stephen Harper qui l’a proposer, tout de suite, les gauchistes-souverainistes montent aux barricades.
Si tu lisais les nouvelles un peu plus, tu apprendrais que Gilles Duceppe, chef du Bloc Québecois, a aussi proposer un projet de loi similaire, même que je me demande si ce n’est pas le projet de loi bloquiste que le gouvernement Harper a adopter.
Allez-vous monter aux barricades maintenant que vous savez que même Gilles Duceppe était d’accord avec cette loi ?
26 octobre 2007 à 5:31
Ivellios, j’ai voulu vous mettre devant vos propres contradictions: quand c’est le Bloc ou le PQ qui propose vous êtes contre, mais quand c’est l’ADQ ou le Parti Conservateur vous êtes pour.
Pour votre information, je lis presque tout ce qui se dit ou s’écrit dans les médias et je vous aie ( une centaine ) sur les fils RSS.
Ben oui je savais que Gilles Duceppe était pour mais les bleus par mesquinerie politique et fédéralisme d’ouverture ont refusé le projet du Bloc pour le remplacer par celui des bleus d’Harper.
26 octobre 2007 à 9:39
Excellent texte Renart! B’Nai’Brith est une organisation raciste et extrémiste. La vraie question est: pourquoi les médias donnent-ils de l’importance à ces fanatiques racistes qui appuient notamment le terrorisme israélien contre les Palestinien?
J’aime beaucoup ta citation. En passant, l’État israélien est le seul État officiellement raciste de la planète, c’est-à-dire que seuls les Juifs peuvent devenir citoyens israéliens.
Mais nous, quand on veut juste faire passer un test, on est les gros méchants…
27 octobre 2007 à 10:33
Je ne crois pas qu’il soit souhaitable d’analyser le projet de madame Marois en le comparant avec les législations israéliennes, ou sous la loupe du B’nai Brith.
Tenter de trouver un juste milieu avec des repères extrêmes aboutit inmanquablement à des conclusions erronées.
En ce qui me concerne, les objectifs visés par madame Marois me plaisent, dans leur globalité. Il y a là surement matière à réflexion.
Je m’interroge toutefois, comme plusieurs d’ailleurs, sur cette inévitable distinction entre deux classes de citoyens, dont l’une serait privée d’un droit fondamental alors que l’autre ne le serait pas.
Je veux bien nourrir mes réflexions de tout ce qui se dit et s’écrit, mais voilà, cette référence à titre de comparaison à Israel et au B’nai Brith ne me sont d’aucune utilité.
27 octobre 2007 à 10:43
Salut OMO-ERECTUS,
Je ne peux pas parler pour Renart, mais selon moi l’intérêt de la comparaison n’est pas tant au niveau de deux projets d’intégration (le projet raciste israélien empêchant tout non-juif de devenir citoyen face au projet de Marois, demandant un test de connaissance de français pour obtenir une pleine citoyenneté), mais plutôt au niveau du discours de B’Nai’Brith.
En effet, ce qui me choque (et je crois que ça en choque plusieurs) c’est que cette organisation, qui défendrait Israël jusqu’en enfer, se permette de juger négativement le projet Marois alors qu’Israël fait 2000 fois pire.
À mes yeux, là réside l’intérêt de la comparaison. Le but de celle-ci est de discréditer B’Nai’Brith, même si à mes yeux l’organisme s’est déjà durablement discrédité lors de l’affaire Michaud…
27 octobre 2007 à 12:22
Merci Louis pour ton explication à Omo-erectus. Elle correspond pas mal à ce que j’aurais répondu.
27 octobre 2007 à 12:38
Votre argument représente mal la loi sur la citoyenneté israélienne. A la fondation d’Israël, les Arabes israéliens ont obtenu la citoyenneté en vertu de leur résidence sur le territoire israélien et-ou de leur possession de la citoyenneté de la Palestine mandataire britannique. La mesure n’avait rien de discriminatoire, au contraire. L’État d’Israël a certes été créé comme État-nation pour les Juifs, mais aussi comme État démocratique. La mesure décrite plus haut cherchait tout simplement à établir un fondement légal pour octroyer la citoyenneté israélienne à tous les habitants du territoire israélien, juifs ou non. Depuis que la loi sur la citoyenneté israélienne a été adoptée, la citoyenneté israélienne se transmet par la naissance - que l’on soit juif, chrétien, musulman, druze, bédouin, circassien ou athée - et la naturalisation. Quant à ceux qui prétenent que la citoyenneté israélienne est exclusive aux seuls Juifs, qu’ils en parlent au million (20% de la pop. israélienne) de citoyens israéliens non juifs.
Ceci étant dit, Québécois juif et francophone, je suis en désaccord complet avec l’enflure verbale et les déclarations tonitruantes du B’nai Brith.
Par contre, je rejette tout autant le lieu commun selon lesquels les Juifs québécois ne seraient pas intégrés. Si la majorité d’entre eux ont l’anglais pour langue maternelle - pour les raisons historiques que l’on connait et qu’on ne devrait pas perdre de vue - la plupart d’entre eux sont bilingues et contribuent au développement de la société québécoise de manière exemplaire depuis des générations.
A moins que certains n’entendent par intégration, adhésion au projet de souverainiste. Si telle était l’aune à laquelle on devrait mesurer le degré d’intégration de tout un chacun, force serait alors de constater qu’un grand nombre de Québécois de souche ne sont eux-mêmes pas “intégrés”.
27 octobre 2007 à 1:05
Northern exposure,
pour me répéter, ce n’est pas tant d’expliquer la loi israélienne que de la comparer. Mon but premier n’était pas de la critiquer, puisque je ne veux pas émigrer en Israël…
Il reste que même après toutes vos explications, le projet de loi que Pauline Marois a présenté est doux comme un mouton, et le choix de cette image n’est pas fortuit!
27 octobre 2007 à 5:52
Si le Québec était un État souverain, le projet de loi du PQ ne serait pas problématique. Au contraire, il correspondrait aux normes en vigueur dans la plupart des démocraties. L’ennui avec le projet de loi du PQ consiste dans ses provisions qui retireraient à des citoyens canadiens des droits civiques acquis en vertu de leurs citoyenneté canadienne.
Savez-vous qu’en Israël, les nouveaux arrivants sont pris en charge par l’État dès leur arrivée pendant six mois au cours desquels ils ne se dédient qu’à l’apprentissage de l’hébreu? C’est un modèle d’intégration linguistique et culturelle éprouvé qui pourrait nous inspirer.
27 octobre 2007 à 6:03
Acquisition of Israeli Nationality:
Adults may acquire Israeli citizenship by naturalization at the discretion of the Minister of the Interior and subject to a number of requirements, such as:
-they must have resided in Israel for three years out of five years preceding the day of submission of the application;
-they are entitled to reside in Israel permanently and have settled or intended to settle in Israel;
-they have renounced their prior nationality, or have proved that they will cease to be foreign nationals upon becoming Israeli citizens.
The Minister of the Interior may exempt an applicant from some of these requirements.
http://www.mfa.gov.il/MFA/MFAArchive/2000_2009/2001/8/Acquisition%20of%20Israeli%20Nationality
Il n’y a rien la dedans sur la connaissances de la langue hébraïque.
De plus, Israël a 2 langues officielles: l’hébreux et l’arabe. Même si l’anglais n’a pas un statu juridique, cette langue est utilisée dans les communications du gouvernement.
Avant de dire n’importe quoi, il est toujours bon de vérifier les faits.
Les faits rapportés dans ce billets sont inexactes.
27 octobre 2007 à 10:37
Les apôtres de la religion multiculturelle chiâlent et chiâleront encore longtemps. Ils se sentent présentement assiégés: le peuple s’exprime finalement devant la commission Bouchard-Taylor et le PQ vient de retrouver les sources identitaires de son combat.
Faudra que tous les gens sensés qui luttent contre le sida mental qu’est le multiculturalisme constitutionnalisé à la Trudeau s’arment de patience, car le déchaînement ordurier des curés multiculturels ne fait que commencer.
En fait, ils vont sans doute redoubler d’efforts dans les temps qui viendront afin de culpabiliser le pauvre petit peuple stupide et crétin qu’ils aimeraient tant voir se fermer la gueule.
27 octobre 2007 à 11:53
@nothern exposure,
la procédure que tu décris ici existe uniquement aux Pays-Bas, il me semble.
Selon Wikipedia (rubrique Immigration):
«Pays-Bas: Les étrangers doivent passer un test d’immigration sur la culture et la langue néerlandaises. Les cours de langue sont obligatoires et gratuits pour les nouveaux arrivants. Un projet de loi prévoit de faire passer ce test à des immigrés présents depuis longtemps sur le sol des Pays-Bas.»
28 octobre 2007 à 1:31
@H. Dufort
Ce système d’intégration linguistique et culturel en Israël s’appelle Ulpan et a inspiré plusieurs autres pays.
En voici une description dans wikipedia (en anglais seulement)
http://en.wikipedia.org/wiki/Ulpan
An ulpan is an institute or school for the intensive study of Hebrew. Ulpan (אולפן, plural ulpanim - אולפנים) is a Hebrew word meaning basically studio or teaching, instruction.
The ulpan is designed to teach adult immigrants to Israel the basic language skills of conversation, writing and comprehension. Most ulpanim also provide instruction in the fundamentals of Israeli culture, history, and geography. The primary purpose of the ulpan is to help new citizens to be integrated as quickly and as easily as possible into the social, cultural and economic life of their new country.
History of the Ulpan
The concept of the ulpan was initiated soon after the creation of the state of Israel in 1948. The new country was faced with a massive influx of new immigrants, refugees from war-torn Europe, oppressed and disadvantaged communities from Africa and the Middle East, and others from all parts of the world. Although all were recognized as Jewish, their language and culture varied widely. Attendance at an ulpan and learning the Hebrew language served as a common bond that helped to develop a shared identity and sense of statehood.
The Modern Ulpan
The institution of the ulpan continues to serve immigrants today. There are numerous private facilities but the majority are run by the Jewish Agency, municipalities, kibbutzim, and the universities. Ulpanim are offered for free to new olim to Israel. Many are equipped with modern audio-visual teaching aids. Since the establishment of the first ulpan in Jerusalem in 1949, more than 1.3 million new immigrants have graduated from ulpanim.
In recognition of its innovative culture-based approach to language teaching, the ulpan framework has been adopted by other nations attempting to revive their own unused or lost languages. Countries such as Wales, Azerbaijan, Catalonia and New Zealand have all modeled their language instruction on the ulpan, and Wales has even retained the name ulpan for one of its language courses for beginners, using the Welsh spelling “Wlpan”.
Kibbutz Ulpan
A number of kibbutzim across Israel also offer Ulpan courses. The course typically lasts 5 months and the Ulpanist will usually work part-time on the kibbutz (either 4 hours a day or 8 hours every other day, depending on the kibbutz) in addition to his studies. This is a particularly attractive option for younger immigrants or tourists.
28 octobre 2007 à 4:13
@northern exposure,
est-ce que les immigrants (et les résidents permanents) doivent absolument fréquenter une Ulpan, ou bien ces écoles existent en tant que services disponibles (mais non obligatoires) servant à aider l’intégration?
28 octobre 2007 à 7:56
Ils ne sont pas obligatoires, mais l’immense majorité des immigrants y ont recours.
28 octobre 2007 à 9:23
Mmmh… Comme je l’ai dit plus tôt, il existe au Québec une communauté juive hassîdim presque unilingue anglophone, qui a une grande influence en tant que donateurs dans certains partis politiques.
Je ne suis pas contre cette contribution; à mon avis, c’est un droit, et bien que je sois d’accord avec les intentions de Pauline (soit l’apprentissage de la langue française chez les immigrants), je ne suis pas d’accord avec la méthode.
Donc, se pourrait-il qu’un certain lobby puissant dans le parti libéral du Québec (et qui voudrait tourner vers l’inaction démagogique du Québec) et leurs contributions soit en partie la cible de ce projet? Si cela était le cas ou si le B’nai Brith voyait le projet comme tel, serait-il légitime que ceux-ci viennent défendre le pouvoir des citoyens de dépenser leur monnaie chez le parti politique de leur choix?
28 octobre 2007 à 10:11
Manx affirme que la communauté juive hassîdim a une grande influence en tant que donateurs dans certains partis politiques.
Ça reste à prouver.
Nombre de foyers hassidiques aux prises par des problèmes de chômage: 39%
Revenu annuel moyen dans la communauté Loubavitch: 28 000 $
28 octobre 2007 à 10:47
Qu’on arrête de badtripper sur la communauté juive montréalaise. Ce qui fut vrai à une certaine époque, l’âge d’or des marchands “montrealers” avec les puissantes familles juives et écossaises, n’est plus vrai aujourd’hui.
Il existe encore des fortunes familiales considérables, par exemple les Bronfman, mais celles-ci sont désormais comparables aux Lemaire, Bombardier ou Péladeau.
L’impact des Bronfman et autres riches familles marchandes sur la vie des montréalais, leur influence politique, leur rôle de mécènes des arts et de l’éducation, tout cela est en nette régression aujourd’hui.
Ce qu’il faudrait, maintenant, c’est construire un tissu social et familial québécois qui soit un peu plus responsable, qui ait plus de vision, qui mette de l’argent de côté pour ses enfants et qui fasse des choix collectifs “solidaires-générationnels”.
Le nombre de fiducies familiales est ridiculement bas au Québec; cela nous donne l’image d’un peuple qui dilapide son avoir et qui met ses enfants à la rue. Les mécènes francophones ne sont pas encore assez nombreux; cela fait de nous un peuple qui n’a pas les moyens d’asseoir son avenir et sa mémoire sur les richesses qu’il a engendrées, étant perpétuellement cassé et dépendant du gouvernement.
Si on veut vraiment prendre le contrôle de l’économie et du pouvoir au Québec, il faut occuper le terrain abandonné par ces dynasties anglophones qui ont vécu leur âge d’or au 19e siècle. Il faut émuler le modèle familial et communautaire de ceux que, historiquement, nous ne portons pas dans notre coeur: l’élite anglophone. Il faut comprendre leur solidarité, basée sur une meilleure gestion de la richesse et sur une vision d’avenir.
Sans quoi nous serons (jusqu’à notre disparition) un petit peuple sans envergure économique, amnésique et fier de l’être, dilettant politique, chiâleux sans bon sens, à la langue obstinément pâteuse, et soumis à n’importe quelle élite qui nous promettra un petit confort “national” miteux.
29 octobre 2007 à 6:51
très bon billet, je dois dire que je vous respecte pour oser attaquer B’nai Brith, ‘y’a beaucoup qui auraient trop peur pour en faire.